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L’accroissement démographique est en train de provoquer une surconsommation des protéines animales, faisant craindre très bientôt une carence nutritionnelle et une catastrophe écologique. Ceci est d’autant plus alarmant que la population mondiale sera composée de 9 milliards d’individus d’ici 2050.

Des solutions alternatives ont été longuement étudiées afin de prévenir cette impasse comme la valorisation des protéines d’origine végétale et l’élevage massif d’insectes biologiques, en adéquation avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé en 2013

Des plats culinaires à base d’insectes comestibles biologiques

L’entomophagie est une pratique séculaire, dont on retrouve des traces depuis l’Antiquité. Le philosophe grec Aristote en avait vanté les bienfaits, notamment du goût délicieux des cigales. Si les Romains attachaient une saveur particulière aux scarabées, la Bible – quant à elle – a plusieurs fois fait mention de consommations d’insectes biologiques comme la sauterelle, particulièrement dans le lévitique 11 :20-23. On compte aujourd’hui 2,5 milliards de personnes dans le monde, essentiellement réparties en Afrique, en Asie et en Amérique latine qui se nourrissent d’insectes biologiques au quotidien. Ces consommateurs en sont friands, tellement que certains plats sont considérés comme des chefs d’œuvre gastronomiques comme :

La soupe aux œufs de fourmis
Les biscuits de guêpe….

A part cela, les insectes biologiques sont également très prisés pour leurs vertus médicinales.

Manger des insectes comestibles biologiques est excellent pour la santé

Manger des insectes comestibles biologiques est excellent pour la santé

Une alimentation riche en protéines

Les protéines sont des molécules, essentiellement composées d’acides animés, qui contribuent à la création et au renouvellement des tissus. L’organisme humain ne peut pas en créer, de sorte qu’elles doivent être régulièrement apportées par une alimentation saine et équilibrée. De ce fait, la consommation d’insectes comestibles biologiques est une solution efficace pour maintenir une bonne vitalité, car elles contiennent des protéines en surnombre, entre 45 et 75% de leur poids sec -, des omégas 3 et 6, des vitamines, des acides gras ainsi que des minéraux essentiels comme le phosphore, le magnésium, le zinc, le cuivre, le manganèse ou le sélénium. Pour l’exemple, la valeur énergétique d’un grillon est trois fois supérieure à celui d’un bœuf à poids égal. Ces apports nutritifs complets vont également nous préserver des petites fringales qui trop souvent, mènent au grignotage et à l’obésité.

Méfiance et dégoût : des freins à l’entomophagie

Même si la consommation d’insecte biologiquess est très prisée dans certaines parties du monde, en Europe, elle inspire toujours de la méfiance et même du dégoût. Leur physique disgracieux y est pour beaucoup ainsi que la crainte innée de leur morsure. Pourtant, avec l’accroissement démographique, il faudra bien tôt ou tard se résoudre à intégrer les insectes biologiques dans notre alimentation. Sous une présentation plus gastronomique afin de gâter les yeux et les papilles, elles séduiront certainement les plus réfractaires. En plus, elles présentent l’avantage de joindre l’utile à l’agréable puisque chaque plat délicieux correspond à plein de protéines pour plus de tonus!


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Dans le cadre de la semaine du goût, on a essayé de vous trouver quelques saveurs insolites et parmi les idées qui nous sont venues à l’esprit il y avait les insectes biologiques…

Et oui, il parait que l’entomophagie, l’alimentation à base d’insectes biologiques, sera l’une des composantes de notre nourriture de demain, alors autant voir tout de suite ce qui nous attend ! Malgré nos recherches, nous n’avons trouvé aucun restaurant en Drôme ou en Ardèche qui nous propose des œufs de fourmis au curry, des grillons à la mayonnaise ou des criquets grillées à la crème d’asperge. En effet, la loi Française ne plaisante pas avec la sécurité sanitaire, cette alimentation qui n’est pas très connue en France bénéficie d’un contrôle très rigoureux.

Joseph Jacquin-Porretaz, Directeur du Naturoptère de Sérignan du Comtat dans le Vaucluse avait proposé une dégustation d’insectes lors d’une fête de la science, je l’ai donc contacté pour savoir comment il avait fait pour organiser cet atelier. Le « Naturoptere » ne possède pas de restaurant, la législation est donc plus tolérante. Il existe des élevages d’insectes biologiques en France, notamment dans la région de Lyon et à Montpellier. Joseph Jacquin-Porretaz avait rencontré l’un d’eux lors d’un salon des insectes organisé à Lyon. Il s’agit d’« Entomovia ». C’est donc auprès d’eux qu’il s’était fourni. Pour la forme, il avait prétexté une sorte de jeu de piste dont l’une des épreuves était de goûter à ce met inhabituel. Pour le Directeur du Naturoptère, l’engouement pour les insectes comestibles biologiques viendrait plutôt d’un effet de mode et d’hyper-médiatisation. D’après lui, Culturellement, nous ne sommes pas du tout prêts à cette consommation. Il est vrai que le français affiche généralement du dégoût face à une dégustation d’insectes biologiques… ça vous étonne ?

Les sauterelles sont riches en protéines et oméga-3

Les sauterelles sont riches en protéines et oméga-3

Pour parler du goût, de la saveur et de la texture, puisque c’est cela qui nous intéresse cette semaine, disons d’abord que pour nous, européen, il n’y a pas un très large choix qui nous est proposé comparativement aux autochtones d’Afrique du sud, d’Asie du sud-est ou d’Amérique latine. Les coléoptères par exemple nécessitent d’être décortiqués en raison de leur carapace, ce qui peut s’avérer fastidieux… et une fois la carapace ôtée il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent. Contrairement aux rumeurs, la sauterelle ne se mange pas ! La sauterelle est un insecte biologique carnivore et tout comme les autres animaux carnivores (tigres, chats, loups…) ses qualités organoleptiques sont bien moins raffinés que celles de ses cousins herbivores. Le grillon et le criquet sont par contre bien répandus dans la gastronomie entomophage, ils craquent légèrement sous la dent, un peu comme une crevette mal décortiquée. Les vers de bambous qui sont généralement appréciés pour la simple raison qu’ils sont bien en chair ou les vers de farines ont eux aussi la particularité de pouvoir être dégustés en France, à condition de les consommer dans un cadre privé, entre amis ou entre ennemis !Même si tous les insectes entomophages ne sont pas disponibles en France sachez qu’ailleurs il existe un grand nombre d’espèces qui nous offre tout un panel de saveurs différentes. Elles peuvent se rapprocher aussi bien de la noisette et de la pistache, que du poisson ou même de la pomme de terre. On peut ainsi utiliser les insectes biologiques dans des préparations sucrées ou salées. Pour nous, novices de l’entomophagisme, et au vu du panel restreint qui nous est proposé, le goût sera plutôt subtil et ce seront principalement les condiments et préparations qui conditionneront leur goût.

Vous pouvez commander vos insectes directement sur internet. Le prix oscille entre 5€ et 8€ pour 10 grammes d’insectes biologiques. La plupart de ceux que vous trouverez viennent de l’étranger, et sont ensuite transformés en France, mais aucune information précise ne nous est donnée sur leurs conditions d’élevage. ENTOMOVIA dont je vous parlais tout à l’heure est une start up Bressane. Elle propose différents insectes biologiques à la consommation. Quentin Bozonnet, le gérant d’Entomovia, nous explique qu’avant de pouvoir être dégustés, ses insectes biologiques, sont ébouillantés pour enlever les bactéries, puis déshydratés et torréfiés au four. Pour nourrir ses petites bêtes, il s’approvisionne auprès des agriculteurs et meuniers bio, histoire de nous proposer un produit de qualité.

Alors ? Qui d’entre vous se laissera tenter par des chips de grillons pour l’apéro ?


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RDC: l’élevage des insectes comme réponse à l’insécurité alimentaire

La lutte contre l’insécurité alimentaire en République démocratique du Congo amène le pays à s’engager dans une voie innovante. En effet, le gouvernement s’est associé à la FAO pour lancer un programme de développement de l’entomophagie (la consommation des insectes bio) dans le pays.

Plat d'insectes comestibles biologique

Plat d’insectes comestibles biologique

Doté d’une enveloppe de 247 000 $ et portant sur deux ans, l’initiative permettra de former 200 éleveurs d’insectes comestibles bio, notamment le grillon, la chenille Cirina forda, la sauterelle et le criquet. Elle cible essentiellement la province de Kinshasa et celle du Bandundu et devrait permettre de lutter contre la malnutrition qui touche 5 millions de personnes dans le pays.

S’expliquant sur la pertinence de ce projet, le représentant-pays de la FAO en RDC, Laurent Kikeba, affirmait à Radio Okapi: «Selon des études, 70% de la population de la ville de Kinshasa consomme des insectes qui, en moyenne, atteignent le taux de protéine de 55%. En outre, l’élevage des insectes pollue moins que celui de bovins». Et d’ajouter que le projet, qui débutera en octobre prochain permettrait également l’installation d’un Centre de promotion de l’élevage d’insectes comestibles bio.


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Seulement 1400 espèces d’insectes sont vraiment comestibles. Ce sont des aliments très économiques et présents en tel nombre sur la planète qu’ont ne risquent jamais d’en manquer.

Il vous suffit seulement de faire un petit tour dans votre jardin ou en forêt pour non seulement acquérir son dîner du soir, mais aussi le petit-déjeuner ou le déjeuner du lendemain (ce que nous déconseillons quand même tout particulièrement, car la traçabilité n’est pas assurée et vous ne savez pas ce qu’ils ont mangé avant. Et le processus de déshydratation est long et fastidieux).
Faciles à cuire et à préparer, malgré des recettes peut-être assez complexes, les insectes comestibles sont aujourd’hui une mode culinaire ayant le vent en poupe en ce moment et il est des insectes qui sont vraiment goûteux, les ver de bambou biologique.

Recette de vers de bambou biologiques en salade

Recette de vers de bambou biologiques en salade

LE VER DE BAMBOU EN QUELQUES LIGNES
Pour info, sachez que le ver de bambou biologique est un insecte naturellement originaire de Thaïlande (mais qu’on trouve maintenant dans pas mal d’endroits du monde). En Thaïlande, cet insecte est très apprécié et constitue même l’ingrédient essentiel de plusieurs spécialités locales. Les touristes qui viennent visiter ce pays ne manquent pas l’occasion de goûter à toutes sortes de choses insolites, et les insectes comestibles comme le ver de bambou est généralement un met apprécié et qui satisfera leur curiosité.
Peut-être n’aurez-vous jamais envie d’aller visiter la Thaïlande, mais vous pouvez nous croire, vous ratez une occasion en or de goûter à ces petites bestioles. D’autant plus que vous auriez l’occasion de savourer un bon plat de vers de bambou biologique, rempli de protéines, de nutriments, de minéraux et d’un goût sacrément bizarre.

VOUS AUSSI, MANGEZ DES INSECTES !
Manger des insectes, c’est comme manger ce que la nature à de plus simple à vous offrir. Et il n’existe pas grand-chose de plus sain qu’un ver de bambou biologique. Vous aurez peut-être l’impression de manger un truc vraiment bizarre la première fois, mais une fois avalé, il est fort à parier vous vous rendrez vite compte du goût unique de cet insecte comestible pas comme les autres. Si vous voulez gagner un max de protéines très saines, alors il n’existe pas beaucoup d’autres alternatives que les vers de bambou thaïlandais.
La nouvelle année est passée depuis un certain temps maintenant mais il n’est jamais trop tard pour prendre de bonnes initiatives, et s’essayer à l’entomophagie n’est pas une mauvaise idée.
Commencez donc par goûter à nos vers de bambou biologique, vous nous en direz des nouvelles !


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Dans les régions les plus pauvres de Thaïlande, les fermes d’insectes comestibles biologiques apportent une nouvelle source de revenus aux habitants qui dépendaient jusqu’à lors d’une agriculture précaire.

Les criquets qui y sont élevés font désormais le régal des consommateurs asiatiques et, de plus en plus, de certains Occidentaux qui s’y intéressent. Ils procurent aussi l’autosuffisance alimentaire aux habitants de la région, et bien davantage !

Boontham, un fermier de 47 ans qui s’est lancé dans cet élevage il y a 4 ans, avec peu de dépenses d’investissement et d’entretien, fait désormais un profit de 3.000 dollars par an [le revenu moyen est d’environ 2.200 dollars par an dans cette région peu développée]. Et son voisin a pu emmener son fils à l’université grâce à cette pratique. Les éleveurs de criquets ont depuis formé une coopérative avec l’appui des autorités locales et de l’université de Khon Kaen (un établissement impliqué dans le soutien à cette forme d’élevage).

Ferme d'élevage d'insectes comestibles bio en Thaïlande

Ferme d’élevage d’insectes comestibles bio en Thaïlande

A l’échelle du pays, plus de 20.000 fermes d’insectes comestibles biologiques sont enregistrées, la plupart d’entre elles sont de petites exploitations familiales. Elles produisent 7.500 tonnes de bestioles bien croquantes qui en font la première nation productrice de ce type de nourriture dans le monde.

Selon la FAO, les insectes biologiques font partie du régime alimentaire habituel dans plus de 100 pays avec plus de 1.600 espèces consommées. En Chine, on les consomme depuis 5.000 ans et on leur attribue même des propriétés médicinales, par exemple aux cafards qui sont de plus en plus élevés pour ce motif ! En Thaïlande, environ 200 espèces sont consommées dans toutes les classes sociales (pas seulement chez les populations rurales pauvres).

Les petits élevages d’insectes sont encouragés par la FAO (rapport de cette institution paru en 2013) en raison de leur faible coût, du complément de revenus qu’ils procurent aux habitants, de leur intérêt nutritionnel et de leur faible impact sur l’environnement. De plus, ils peuvent être réutilisés dans l’alimentation des poissons et volailles. Consommer des insectes biologiques est aussi une méthode écologique pour lutter contre des ravageurs. Suivant l’exemple thaïlandais, des pays comme le Ghana et le Laos développent désormais des élevages d’insectes biologiques familiaux.

L’élevage d’insectes comestibles biologiques ne nécessite pas de produits d’origine animale, d’antibiotiques ni d’hormones de croissance, et peu d’eau ou de nourriture. Produire 1 livre [env. 450 grammes] de boeuf nécessite plus de 10.000 litres d’eau et 11 kg de végétaux, contre 3 litres d’eau et 900 grammes de végétaux pour le poids équivalent en viande de criquets !

Une portion de 170 grammes de criquets comprend beaucoup plus de vitamine B12 et deux fois moins de graisses saturées que l’équivalent en viande de boeuf.

Ce qui fait que même les Occidentaux commencent à s’y intéresser…

Par exemple, des barres énergétiques aux criquets sont commercialisées aux Etats-Unis (qui voient apparaître leurs premières fermes à insectes biologiques destinés à la consommation humaines), alors que des restaurants de Paris ou Londres servent des tapas et des sandwichs aux chenilles !

Une fois passés les blocages d’ordre psychologique ou culturel, il apparaît que les insectes biologiques sont très agréables à manger ! Les criquets sont croustillants et leur saveur rappelle la noisette, les « vers de bambou » [chenilles d’un papillon de nuit] font penser à des chips sans sel, les larves de charançons du palmier [que l’on connaît aussi comme un ravageur des dattiers sur la Côte d’Azur !] ont un goût de soupe au bacon douce !

Source : Huffington Post


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D’ici quelques décennies, les insectes comestibles bio pourraient bien évincer le steak de nos assiettes. Nous en avons goûté pour vous.

L’épicerie fine Nulle part ailleurs de la rue Saint-Nicolas à Poitiers, propose entre autres produits plus conventionnels, des criquets et autres vers molitors aromatisés. Tomate et poivre pour les premiers ou ail et fines herbes pour les seconds, ces insectes de la marque Jimini’s n’ont finalement que l’apparence de répugnante. En bouche, les deux espèces frites sont croustillantes puis fondantes après mastication. Si l’insecte semble insipide, l’ail est très prononcé sur le molitor et la préparation tomate et poivre est quant à elle d’une surprenante justesse. Les deux produits sont en revanche très salés. Comme leurs prix. Il vous faudra débourser 8,90 € pour une boîte d’une quinzaine de criquets ou d’une centaine de molitors. Ils se marieront parfaitement avec un apéritif, pour surprendre vos amis.

Plat d'insectes comestibles

Plat d’insectes comestibles

Pourquoi consommer des insectes bio ?

Depuis des millénaires, l’homme moderne ou homo sapiens est entomophage. En d’autres termes, il consomme des insectes bio. Voilà quelques siècles que nous autres, occidentaux, avons rompu avec cette habitude alimentaire. Ces animaux, considérés comme nuisibles, sont par ailleurs largement consommés en Asie ou en Afrique. Depuis quelques années, nous observons en Europe un regain de notoriété pour ces mets à l’aspect peu ragoûtant. Plébiscités par les défenseurs de l’environnement, les insectes comestibles bio sont une alternative efficace à la viande de bœuf. Notamment en terme de production de gaz à effet de serre et de consommation d’énergie. D’autant que ces spécimens sont riches en protéines et pauvres en graisses.

Briser les barrières gustatives et psychologiques

Vous en avez peut-être même déjà consommés sans le savoir, le très utilisé colorant E120 (rouge) étant fabriqué avec le corps séché de la cochenille du chêne kermès. Toutes les conditions sont donc réunies pour que le criquet supplante notre traditionnel steak haché. Restent à briser les barrières gustatives et psychologiques. Si pour la réticence psychologique, vous devrez vous armer de votre seul courage. Pour la saveur, vous pouvez nous faire confiance, l’insecte se laisse déguster.


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La vente d’insectes comestibles bio : une alternative à la viande.La contribution de l’élevage et surtout des bovins, aux problèmes de l’environnement est très importante et il est nécessaire de trouver des alternatives en toute urgence selon le Rapport de la FAO « L’ombre portée de l’élevage ».

La demande mondiale en animaux d’élevage va plus que doubler au cours des 50 prochaines années (elle devrait passer de 229 millions de tonnes en 1999/2001 à 465 millions de tonnes en 2050), tandis que la production animale occupe déjà 70% de l’ensemble des terres agricoles. Le secteur de l’élevage contribue très largement aux émissions de gaz à effet de serre comme le CO2, le CH4 et le N2O. Il utilise également 8% des réserves d’eau mondiales et la plupart des cultures fourragères et l’irrigation des terres de pâturage. L’élevage est un des principaux facteurs de déforestation et un acteur majeur de perte de la biodiversité en Europe.

Les insectes étant des animaux à sang froid, ils ont un taux de conversion élevé en denrées alimentaires, ainsi par exemple, les grillons ont besoin de six fois moins de nourriture que les bovins, quatre fois moins que les moutons, et deux fois moins que les porcs et les poulets de chair pour produire la même quantité de protéines. Ils émettent aussi moins de gaz à effet de serre que le bétail traditionnel. Le méthane, par exemple, n’est produit que par quelques insectes comme les termites et les blattes. Dans de nombreux cas, les insectes bio peuvent être élevés à partir de déchets organiques. Le rendement en viande après la transformation est beaucoup plus élevé pour les insectes bio (criquets par exemple 80%) que pour la viande bovine (55%), le porc (70%) ou l’agneau (35%). Les insectes comestibles sont donc une alternative sérieuse à la production conventionnelle ou à d’autres sources de protéines animales, soit pour la consommation humaine directe, soit indirectement en tant que matière première.

La consommation d'insectes comestibles en Thaïlande est extrêmement répandue.

La consommation d’insectes comestibles en Thaïlande est extrêmement répandue.

L’exploitation durable et les insectes comestibles bio

Les insectes comestibles sont présents dans les cultures, les forêts, les terres en jachère et les plan d’eau . Si l’on considère que les insectes occupent un si vaste éventail d’habitats, ils peuvent alors agir comme espèce parapluie de protection des autres ressources naturelles. Un projet réalisé au Kenya, combinant conservation des forêts et amélioration des moyens d’existence grâce aux insectes commerciaux (abeilles mellifères et papillons de soie), a permis d’augmenter la biodiversité des forêts. Des recherches sur ce sujet pourraient, par exemple, mettre l’accent sur les chenilles mopane et les fourmis tisserandes d’Asie.

Les planificateurs de la sécurité alimentaire et les gestionnaires des forêts devraient être davantage conscient de la manière selon laquelle la valeur des insectes comestibles bio dans les économies rurales affecte, et est à son tour affectée par les stratégies de gestion des ressources naturelles locales, notamment agricoles et concernant les feux de brousse, l’utilisation des pesticides, et la conservation des arbres. Dans des régions comme le Bassin du Congo, l’Afrique de l’Ouest ou l’Asie du Sud-Est, les insectes bio contribuent de manière significative à la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistance de millions de personnes en constituant une source fiable de protéines, glucides, vitamines, et pour les médecines traditionnelles. La récolte d’insectes bio sauvages, qui requiert une main-d’œuvre abondante mais ne nécessite aucun investissement majeur ni propriété foncière, comme leur transformation et vente sur les marchés locaux, est à la portée des populations pauvres, en particulier des femmes et des enfants qui peuvent ainsi générer de l’argent comptant. Mais surtout, comme Tolède et Burlingame (2006) le suggère, la nutrition et la biodiversité constituent la base à partir duquel il est possible de réduire la moitié du nombre de personnes qui souffrent de la faim à 2015.


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En Afrique les insectes font partie intégrante des repas quotidiens. Alors que vous n’en trouveriez pas beaucoup sur les menus en Europe ou aux États-Unis, dans de nombreux pays « les insectes » représentent une partie importante des régimes des populations.

En effet, il est estimé que deux milliards de personnes — soit un tiers de la planète — consomment des insectes. C’est la raison pour laquelle le Département des forêts de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture examine le potentiel de la récolte et de l’élevage d’insectes pour améliorer la sécurité alimentaire dans le monde entier. Ce rapport est de l’Afrique centrale.


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Les insectes ne sont pas seulement comestibles, mais il sont aussi bons pour votre santé !

En moyenne, nous consommons tous les jours des insectes sans nous en rendre compte. Selon le US Food and Drug Administration, le chocolat peut avoir un total de 60 particules d’insectes par 100g, la sauce tomate 30 oeufs de mouches par 100 g, la cannelle moulue peut avoir jusqu’à 800 fragments d’insectes et le beurre d’arachide contient souvent environ 30 bits d’insectes pour 100g. Bien sûr, cela est tout à fait naturel et ne cause aucun dommage à la santé humaine!

Est-ce que nous allons produire, avec nos mixeurs, des hachoirs à grillons ou des coupe-sauterelles ? Pas encore, néanmoins, lisez la suite…

Selon la Société entomologique des insectes d’Amérique, les insectes sont tout à fait comestibles, et contiennent souvent plus de protéines et sont plus faibles en gras que les viandes classiques tels que le bœuf et le porc. Les insectes sont riches en calcium et en fer, et peuvent être consommés vivants, cuits, grillés, lyophilisées ou en conserve pour la conservation. Il y a plus de 800 000 espèces d’insectes vivant sur ​​notre planète et il est estimé qu’il y en a beaucoup plus qui n’ont pas encore été découverts ! Environ 1.500 espèces font partie de l’alimentation humaine en cours à travers le monde. Les insectes qui sont appréciés comme aliments comprennent les grillons, les vers de farine, les vers à soie, les sauterelles, les criquets, scorpions, fourmis, punaises d’eau, parmi beaucoup d’autres.

la culture d’insectes nécessite beaucoup moins d’énergie que l’élevage d’animaux

la culture d’insectes nécessite beaucoup moins d’énergie que l’élevage d’animaux

Les insectes convertissent les déchets organiques tels que l’herbe, les feuilles, les légumineuses, les pâtes de fruits et légumes en protéines comestibles. Contrairement aux bovins, les insectes ne doivent pas consommer de grandes quantités de céréales ou des grains afin de produire cette protéine. Cela réduit les coûts financiers et l’utilisation des terres qui est nécessaire pour la production d’aliments pour le bétail.

Les insectes sont ectothermes, ce qui signifie qu’ils s’appuient sur des sources de chaleur de l’environnement tels que le soleil pour survivre. Les animaux et les oiseaux sont endothermes et ont besoin de se chauffer pour survivre. L’avantage de cela est que la culture d’insectes nécessite beaucoup moins d’énergie que l’élevage d’animaux, ce qui à son tour réduit la production et les coûts de gestion.
Comme la population humaine continue d’augmenter, les terres à usage agricole continuent à décroître. On estime que d’ici 2020 il y aura plus de 9 milliards de personnes qui vivent sur ​​la terre, c’est-à-dire 2 milliards de plus qu’aujourd’hui ! S‘il y a plus de gens alors il y a une grande demande pour la nourriture et la terre. Les ressources naturelles sont déjà limitées et les prix alimentaires augmentent rapidement. Le réchauffement climatique causé par le bétail comporte un réel besoin d’un système production alimentaire plus durable. En comparaison à l’élevage traditionnel, comme les bovins ou les porcs, les insectes dégagent beaucoup moins de gaz à effet de serre, ont besoin de beaucoup moins d’espace de gestion des terres, et se reproduisent à un rythme beaucoup plus rapide.
On estime qu’il y a plus de 200 millions d’insectes pour chaque être humain. Les insectes se reproduisent rapidement et nécessitent seulement de deux kilogrammes d’aliments pour chaque kilogramme de poids gagné.


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L’entomophagie ( le fait de manger des insectes ) est une pratique contemporaine dans plus d’une centaine de pays sur la planète : Thaïlande, Laos, Indonésie, Afrique du sud, Botswana, Venezuela, Colombie, Mexique … Sans compter les tribus indigènes.

Dans la plupart des cas, ces insectes comestibles bio tiennent une part importante dans le régime alimentaire des populations concernées.

Mais pourquoi donc ?

Les insectes comestibles bio présentent une variété de texture et de saveurs aussi importante qu’il y a d’espèces comestibles ( plus de 1500 environ ). Cependant, très souvent, ils sont préparés pour présenter un croustillant, voire un croquant , très agréable en bouche. Leur goût est en général assez léger et permet aux épices les accompagnant de s’exprimer au maximum.

Ce sont ces caractéristiques gustatives qui en font un met très apprécié dans de nombreux pays. En Thaïlande, par exemple, contrairement aux idées reçues, la raison principale de manger des insectes bio est leur goût très recherché loin devant le poids culturel ou le manque de ressources alimentaires.

Un des avantages principaux des insectes comestibles bio, et c’est peut-être le plus connu, est qu’ils sont en général composés de beaucoup de protéines. En fonction des espèces, le taux varie bien sur mais il avoisine très souvent 60% de protéines en poids sec. C’est une raison pour laquelle la FAO encourage fortement l’entomophagie ; elle publie un tableau résumant cette caractéristique dans son codex alimentarius dédié aux insectes bio : valeurs en poids et pour 100g

Cliquer sur le tableau pour l’agrandir 

Tableau des valeurs nutritives par insectes comestibles bio

Tableau des valeurs nutritives par insectes comestibles bio

FAO : Food and agriculture organization, soit « Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture », une organisation des Nations unies.
On constate que le taux de protéines dans les insectes comestibles bio est en général comparable à celui de la viande de bœuf et dans certains cas il est même nettement supérieur ( sauterelles et grillons ).
En complément de cette nature super protéinée, les insectes comestibles bio sont souvent riches en vitamines et minéraux. On constate des taux importants de fer, phosphate, calcium et potassium chez le grillon et la sauterelle et une importante présence de vitamines A, B2 et C dans la composition de nombreux orthoptères ( grillon, sauterelles, … ) et lépidoptères ( vers à soie, vers de bambou, … ).

Une solution d’avenir écologique :

Comme l’exprime la FAO depuis plusieurs années, les insectes comestibles bio représentent une formidable ressource écologique pour nourrir une grande partie de l’humanité. Les problèmes actuels répandus de sous-nutrition et malnutrition ainsi que les projections démographiques pour la planète d’ici 2050 ( estimation des Nations Unies de 9 milliards d’humains ) laissent envisager un futur assez difficile pour nos enfants si les choses restent comme elles sont. Heureusement nous avons différentes solutions à notre disposition et manger des insectes bio est l’une des plus efficaces et des plus écologiques.

Les insectes comestibles bio ont des cycles de reproduction très courts ( environ 2 mois pour le grillon ) et un taux de reproduction très élevé ( environ 1300 œufs en 3 à 4 semaines de gestation pour le grillon ) en comparaison du bétail conventionnel. Ces deux caractéristiques permettent d’envisager de nourrir une grande quantité d’humains et de faire de façon naturelle, de façon « bio ».

D’autre part, les insectes sont des animaux à sang froid et possèdent ainsi un taux de conversion alimentaire extrêmement élevé. En effet, lorsqu’il faut 10kg de végétaux pour obtenir 1kg de protéines de bœuf, il ne faut que 2kg de végétaux pour obtenir le même kg de protéines d’insectes comestibles bio. De plus, la surface nécessaire pour faire un élevage d’insectes comestibles est très inférieure à celle nécessaire aux élevages de bétail conventionnel. Ceci a un énorme impact alimentaire et écologique.
Premièrement, une grande quantité de surfaces agraires est ainsi libérée pour revenir à des cultures vivrières pour l’homme et non pour le bétail et deuxièmement la facture énergétique pour produire 1kg de protéine est grandement réduite.
Mais la liste des avantages écologiques de l’entomophagie ne s’arrête pas là. Les émissions de gaz à effets de serre liées à un élevage d’insectes comestibles bio sont bien inférieures à celles observées dans un élevage porcin par exemple et jusqu’à 100 fois inférieures à celle observées dans un élevage bovin. Les émissions d’ammoniac sont elles aussi bien inférieures.
Toutes cas caractéristiques font de l’entomophagie l’une des meilleurs solutions d’avenir pour réduire l’impact écologique de l’agriculture, estimé aujourd’hui à 13.5% des émissions humaines d’après le GIEC.

GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat


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