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Consommer des insectes bio figure parmi les habitudes alimentaires des populations des pays de l’hémisphère sud. Par contre, cela provoque la plupart du temps une réaction de dégoût chez les Occidentaux. Or, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ou FAO encourage le développement de la consommation d’insectes biologiques.

Une grande variété d’aliments dotés de vertus multiples
Selon les promoteurs de l’entomophagie, la consommation d’insectes comestibles bio présente de nombreux avantages. D’abord, les insectes comestibles bio ont des qualités nutritionnelles exceptionnelles. Ils contiennent les principaux nutriments nécessaires à la croissance du corps humain comme les protéines, les minéraux, les vitamines, les fibres et les acides gras essentiels. Parfois, leur valeur nutritionnelle est supérieure à celle du poisson et des viandes.

Pour Paul Vantomme, du département Forêt de la FAO, les humains ont aujourd’hui besoin de sources de protéines alternatives. A poids égal, le taux de protéine dans certains insectes comestibles bio est 60% supérieur à celui de la viande de bœuf. Par exemple, 100g de grillons en renferment trois fois plus et assurent plus de 50% des besoins quotidiens d’un adulte de 70kg.

Salade d'insectes comestibles bio, un régal!

Salade d’insectes comestibles bio, un régal!

Par ailleurs, les insectes comestibles bio constituent un véritable trésor pharmaceutique. La connaissance et la compréhension de leurs outils de synthèse moléculaire à l’origine de leur adaptabilité ouvrent de nouvelles perspectives pour la médecine, la lutte antiparasitaire, etc. De même, cela devrait simplifier la mise au point de modèles pour évaluer les risques éco-toxicologiques.

Une nourriture de plus en plus prisée mais pas sans risques
La population mondiale à l’horizon 2050 est estimée à 9 milliards d’individus. Cela implique une augmentation inéluctable de la production alimentaire humaine et animale pour couvrir les besoins. Les conséquences seraient désastreuses comme l’insuffisance des ressources en eau, la pénurie de terres agricoles, etc. Pourtant, le secteur de l’élevage accapare près de 10% des réserves d’eau mondiales.

Les insectes comestibles bio pourraient être la solution à cette urgence environnementale. En effet, ils sont en abondance à l’état sauvage et sont faciles à élever grâce à leur capacité à se multiplier dans les espaces clos et étroits. De plus, les insectes comestibles bio émettent 99% de gaz à effet de serre de moins que le bétail traditionnel dont l’élevage est responsable de 18% des émissions actuelles.

Néanmoins, la consommation d’insectes comestibles bio n’est pas dénuée de risques. Avant d’envisager une production à l’échelle industrielle, il convient de combler les lacunes scientifiques. L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation met en garde contre les risques d’allergies. En outre, il n’existe quasiment pas d’études en virologie, en parasitologie et en microbiologie concernant l’entomophagie.


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« Certains insectes biologiques ont un goût de pomme, de saucisson, de lait concentré… »

Manger un gâteau avec de la farine d’insecte ou un burger avec un insecte grillé à l’intérieur… Dit comme ça, là, il y a de grandes chances pour que ça vous fasse peur. En France, on n’a pas du tout l’habitude de se régaler avec ces petites bestioles. Souvent, on les écrase, point. Et pourtant, ce jeudi, les plus intrépides d’entre vous pourront faire une expérience culinaire lors d’une conférence organisée à partir de 19h à la Cité de la Gastronomie de Tours, sur le Boulevard Béranger.

Il faut savoir que dans notre université tourangelle, plusieurs chercheurs sont spécialistes des insectes biologiques, et donc des insectes comestibles biologiques. Une chercheuse de Montpellier, également experte sur le sujet et désormais adepte de ces plats insolites et exotiques sera également présente. Elle s’appelle Elisabeth Motte-Florac et voici ses arguments pour vous convaincre que vous avez tort de faire de gros yeux quand on vous incite à vous nourrir d’insectes biologiques…

« On commence à en parler car on a du mal à trouver des protéines animales pour l’ensemble de la population. On cherche donc des solutions. Il y a dans la tête des gens une idée que les insectes sont sales, dangereux… On les assimile à des vecteurs de maladies, ou nocifs pour l’agriculture. On les considère aussi peu rentables car ils sont petits et au premier abord ils paraissent moins riches en protéines. Sauf que dans le monde, 2 milliards de personnes s’alimentent avec des insectes biologiques. Et ce n’est pas une alimentation de famine. 30% de ces 2 milliards en mangent régulièrement. On lance donc de plus en plus de recherches pour vérifier l’intérêt des insectes biologiques : certains sont très riches en protéines, jusqu’à plus de 70%. D’autres sont riches en glucides : des fourmis dîtes pots de miel ont un abdomen qui contient du sucre à l’état pur. Des larves sont riches en acides gras avec peu de cholestérol. Les larves d’abeilles ont dix fois plus de vitamine D que la morue. 100g de chenilles mangées par les femmes en Afrique compensent leur manque en fer. »

les insectes bio peuvent être intégré à toutes préparations

les insectes bio peuvent être intégré à toutes préparations

En Belgique, 6 espèces d’insectes biologiques peuvent être commercialisées de manière libre. Alors comment on les mange ? La chercheuse a la réponse : « Certaines larves sont mangées crues mais personne n’ose trop s’aventurer, mais ça a un goût de noisette. En fait la plupart des insectes biologiques sont consommés frits, ou bouillis. On donne aussi aux gens les moyens de dépasser leurs répulsions en changeant le nom des ingrédients. Vous n’aurez pas la même réaction si je vous parle d’un gâteau avec des vers de farine ou d’un gâteau au nom exotique que vous ne connaissez pas. On peut d’ailleurs camoufler les insectes biologiques dans les recettes, en farine notamment. D’autres créent des burgers avec des ténébrions… Et puis, de plus en plus de restaurants gourmets s’ouvrent à cette découverte. Ils ont créé des aliments nouveaux avec des insectes biologiques visibles mais bien présentés. »

Résultat : « maintenant, on commence à en trouver sur Internet des insectes biologiques. A l’étranger, j’ai pu le découvrir aussi. Ce serait dommage de s’en priver. J’en aime certains, pas tous. Certains ont des saveurs de pomme, de saucisson, de lait concentré sucré… Certains sont moelleux, d’autres plus croquants. On a notamment fait des essais en France autour de l’apéritif. »

En parallèle, il est bon de noter que des études sont menées pour vérifier aussi que les insectes biologiques sont élevés correctement, ou que ceux que l’on consomme ne sont pas contaminés par les pesticides de l’agriculture. Les personnes concernées par des allergies doivent aussi faire attention : si vous avez des allergies aux crevettes, vous pouvez aussi être allergique à certains insectes. Il y a par ailleurs un vide juridique en France qui fait que les produits à base d’insectes entiers peuvent très vite être retirés du marché commercial.


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L’accroissement démographique est en train de provoquer une surconsommation des protéines animales, faisant craindre très bientôt une carence nutritionnelle et une catastrophe écologique. Ceci est d’autant plus alarmant que la population mondiale sera composée de 9 milliards d’individus d’ici 2050.

Des solutions alternatives ont été longuement étudiées afin de prévenir cette impasse comme la valorisation des protéines d’origine végétale et l’élevage massif d’insectes biologiques, en adéquation avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé en 2013

Des plats culinaires à base d’insectes comestibles biologiques

L’entomophagie est une pratique séculaire, dont on retrouve des traces depuis l’Antiquité. Le philosophe grec Aristote en avait vanté les bienfaits, notamment du goût délicieux des cigales. Si les Romains attachaient une saveur particulière aux scarabées, la Bible – quant à elle – a plusieurs fois fait mention de consommations d’insectes biologiques comme la sauterelle, particulièrement dans le lévitique 11 :20-23. On compte aujourd’hui 2,5 milliards de personnes dans le monde, essentiellement réparties en Afrique, en Asie et en Amérique latine qui se nourrissent d’insectes biologiques au quotidien. Ces consommateurs en sont friands, tellement que certains plats sont considérés comme des chefs d’œuvre gastronomiques comme :

La soupe aux œufs de fourmis
Les biscuits de guêpe….

A part cela, les insectes biologiques sont également très prisés pour leurs vertus médicinales.

Manger des insectes comestibles biologiques est excellent pour la santé

Manger des insectes comestibles biologiques est excellent pour la santé

Une alimentation riche en protéines

Les protéines sont des molécules, essentiellement composées d’acides animés, qui contribuent à la création et au renouvellement des tissus. L’organisme humain ne peut pas en créer, de sorte qu’elles doivent être régulièrement apportées par une alimentation saine et équilibrée. De ce fait, la consommation d’insectes comestibles biologiques est une solution efficace pour maintenir une bonne vitalité, car elles contiennent des protéines en surnombre, entre 45 et 75% de leur poids sec -, des omégas 3 et 6, des vitamines, des acides gras ainsi que des minéraux essentiels comme le phosphore, le magnésium, le zinc, le cuivre, le manganèse ou le sélénium. Pour l’exemple, la valeur énergétique d’un grillon est trois fois supérieure à celui d’un bœuf à poids égal. Ces apports nutritifs complets vont également nous préserver des petites fringales qui trop souvent, mènent au grignotage et à l’obésité.

Méfiance et dégoût : des freins à l’entomophagie

Même si la consommation d’insecte biologiquess est très prisée dans certaines parties du monde, en Europe, elle inspire toujours de la méfiance et même du dégoût. Leur physique disgracieux y est pour beaucoup ainsi que la crainte innée de leur morsure. Pourtant, avec l’accroissement démographique, il faudra bien tôt ou tard se résoudre à intégrer les insectes biologiques dans notre alimentation. Sous une présentation plus gastronomique afin de gâter les yeux et les papilles, elles séduiront certainement les plus réfractaires. En plus, elles présentent l’avantage de joindre l’utile à l’agréable puisque chaque plat délicieux correspond à plein de protéines pour plus de tonus!


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Dans le cadre de la semaine du goût, on a essayé de vous trouver quelques saveurs insolites et parmi les idées qui nous sont venues à l’esprit il y avait les insectes biologiques…

Et oui, il parait que l’entomophagie, l’alimentation à base d’insectes biologiques, sera l’une des composantes de notre nourriture de demain, alors autant voir tout de suite ce qui nous attend ! Malgré nos recherches, nous n’avons trouvé aucun restaurant en Drôme ou en Ardèche qui nous propose des œufs de fourmis au curry, des grillons à la mayonnaise ou des criquets grillées à la crème d’asperge. En effet, la loi Française ne plaisante pas avec la sécurité sanitaire, cette alimentation qui n’est pas très connue en France bénéficie d’un contrôle très rigoureux.

Joseph Jacquin-Porretaz, Directeur du Naturoptère de Sérignan du Comtat dans le Vaucluse avait proposé une dégustation d’insectes lors d’une fête de la science, je l’ai donc contacté pour savoir comment il avait fait pour organiser cet atelier. Le « Naturoptere » ne possède pas de restaurant, la législation est donc plus tolérante. Il existe des élevages d’insectes biologiques en France, notamment dans la région de Lyon et à Montpellier. Joseph Jacquin-Porretaz avait rencontré l’un d’eux lors d’un salon des insectes organisé à Lyon. Il s’agit d’« Entomovia ». C’est donc auprès d’eux qu’il s’était fourni. Pour la forme, il avait prétexté une sorte de jeu de piste dont l’une des épreuves était de goûter à ce met inhabituel. Pour le Directeur du Naturoptère, l’engouement pour les insectes comestibles biologiques viendrait plutôt d’un effet de mode et d’hyper-médiatisation. D’après lui, Culturellement, nous ne sommes pas du tout prêts à cette consommation. Il est vrai que le français affiche généralement du dégoût face à une dégustation d’insectes biologiques… ça vous étonne ?

Les sauterelles sont riches en protéines et oméga-3

Les sauterelles sont riches en protéines et oméga-3

Pour parler du goût, de la saveur et de la texture, puisque c’est cela qui nous intéresse cette semaine, disons d’abord que pour nous, européen, il n’y a pas un très large choix qui nous est proposé comparativement aux autochtones d’Afrique du sud, d’Asie du sud-est ou d’Amérique latine. Les coléoptères par exemple nécessitent d’être décortiqués en raison de leur carapace, ce qui peut s’avérer fastidieux… et une fois la carapace ôtée il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent. Contrairement aux rumeurs, la sauterelle ne se mange pas ! La sauterelle est un insecte biologique carnivore et tout comme les autres animaux carnivores (tigres, chats, loups…) ses qualités organoleptiques sont bien moins raffinés que celles de ses cousins herbivores. Le grillon et le criquet sont par contre bien répandus dans la gastronomie entomophage, ils craquent légèrement sous la dent, un peu comme une crevette mal décortiquée. Les vers de bambous qui sont généralement appréciés pour la simple raison qu’ils sont bien en chair ou les vers de farines ont eux aussi la particularité de pouvoir être dégustés en France, à condition de les consommer dans un cadre privé, entre amis ou entre ennemis !Même si tous les insectes entomophages ne sont pas disponibles en France sachez qu’ailleurs il existe un grand nombre d’espèces qui nous offre tout un panel de saveurs différentes. Elles peuvent se rapprocher aussi bien de la noisette et de la pistache, que du poisson ou même de la pomme de terre. On peut ainsi utiliser les insectes biologiques dans des préparations sucrées ou salées. Pour nous, novices de l’entomophagisme, et au vu du panel restreint qui nous est proposé, le goût sera plutôt subtil et ce seront principalement les condiments et préparations qui conditionneront leur goût.

Vous pouvez commander vos insectes directement sur internet. Le prix oscille entre 5€ et 8€ pour 10 grammes d’insectes biologiques. La plupart de ceux que vous trouverez viennent de l’étranger, et sont ensuite transformés en France, mais aucune information précise ne nous est donnée sur leurs conditions d’élevage. ENTOMOVIA dont je vous parlais tout à l’heure est une start up Bressane. Elle propose différents insectes biologiques à la consommation. Quentin Bozonnet, le gérant d’Entomovia, nous explique qu’avant de pouvoir être dégustés, ses insectes biologiques, sont ébouillantés pour enlever les bactéries, puis déshydratés et torréfiés au four. Pour nourrir ses petites bêtes, il s’approvisionne auprès des agriculteurs et meuniers bio, histoire de nous proposer un produit de qualité.

Alors ? Qui d’entre vous se laissera tenter par des chips de grillons pour l’apéro ?


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RDC: l’élevage des insectes comme réponse à l’insécurité alimentaire

La lutte contre l’insécurité alimentaire en République démocratique du Congo amène le pays à s’engager dans une voie innovante. En effet, le gouvernement s’est associé à la FAO pour lancer un programme de développement de l’entomophagie (la consommation des insectes bio) dans le pays.

Plat d'insectes comestibles biologique

Plat d’insectes comestibles biologique

Doté d’une enveloppe de 247 000 $ et portant sur deux ans, l’initiative permettra de former 200 éleveurs d’insectes comestibles bio, notamment le grillon, la chenille Cirina forda, la sauterelle et le criquet. Elle cible essentiellement la province de Kinshasa et celle du Bandundu et devrait permettre de lutter contre la malnutrition qui touche 5 millions de personnes dans le pays.

S’expliquant sur la pertinence de ce projet, le représentant-pays de la FAO en RDC, Laurent Kikeba, affirmait à Radio Okapi: «Selon des études, 70% de la population de la ville de Kinshasa consomme des insectes qui, en moyenne, atteignent le taux de protéine de 55%. En outre, l’élevage des insectes pollue moins que celui de bovins». Et d’ajouter que le projet, qui débutera en octobre prochain permettrait également l’installation d’un Centre de promotion de l’élevage d’insectes comestibles bio.


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Seulement 1400 espèces d’insectes sont vraiment comestibles. Ce sont des aliments très économiques et présents en tel nombre sur la planète qu’ont ne risquent jamais d’en manquer.

Il vous suffit seulement de faire un petit tour dans votre jardin ou en forêt pour non seulement acquérir son dîner du soir, mais aussi le petit-déjeuner ou le déjeuner du lendemain (ce que nous déconseillons quand même tout particulièrement, car la traçabilité n’est pas assurée et vous ne savez pas ce qu’ils ont mangé avant. Et le processus de déshydratation est long et fastidieux).
Faciles à cuire et à préparer, malgré des recettes peut-être assez complexes, les insectes comestibles sont aujourd’hui une mode culinaire ayant le vent en poupe en ce moment et il est des insectes qui sont vraiment goûteux, les ver de bambou biologique.

Recette de vers de bambou biologiques en salade

Recette de vers de bambou biologiques en salade

LE VER DE BAMBOU EN QUELQUES LIGNES
Pour info, sachez que le ver de bambou biologique est un insecte naturellement originaire de Thaïlande (mais qu’on trouve maintenant dans pas mal d’endroits du monde). En Thaïlande, cet insecte est très apprécié et constitue même l’ingrédient essentiel de plusieurs spécialités locales. Les touristes qui viennent visiter ce pays ne manquent pas l’occasion de goûter à toutes sortes de choses insolites, et les insectes comestibles comme le ver de bambou est généralement un met apprécié et qui satisfera leur curiosité.
Peut-être n’aurez-vous jamais envie d’aller visiter la Thaïlande, mais vous pouvez nous croire, vous ratez une occasion en or de goûter à ces petites bestioles. D’autant plus que vous auriez l’occasion de savourer un bon plat de vers de bambou biologique, rempli de protéines, de nutriments, de minéraux et d’un goût sacrément bizarre.

VOUS AUSSI, MANGEZ DES INSECTES !
Manger des insectes, c’est comme manger ce que la nature à de plus simple à vous offrir. Et il n’existe pas grand-chose de plus sain qu’un ver de bambou biologique. Vous aurez peut-être l’impression de manger un truc vraiment bizarre la première fois, mais une fois avalé, il est fort à parier vous vous rendrez vite compte du goût unique de cet insecte comestible pas comme les autres. Si vous voulez gagner un max de protéines très saines, alors il n’existe pas beaucoup d’autres alternatives que les vers de bambou thaïlandais.
La nouvelle année est passée depuis un certain temps maintenant mais il n’est jamais trop tard pour prendre de bonnes initiatives, et s’essayer à l’entomophagie n’est pas une mauvaise idée.
Commencez donc par goûter à nos vers de bambou biologique, vous nous en direz des nouvelles !


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Dans les régions les plus pauvres de Thaïlande, les fermes d’insectes comestibles biologiques apportent une nouvelle source de revenus aux habitants qui dépendaient jusqu’à lors d’une agriculture précaire.

Les criquets qui y sont élevés font désormais le régal des consommateurs asiatiques et, de plus en plus, de certains Occidentaux qui s’y intéressent. Ils procurent aussi l’autosuffisance alimentaire aux habitants de la région, et bien davantage !

Boontham, un fermier de 47 ans qui s’est lancé dans cet élevage il y a 4 ans, avec peu de dépenses d’investissement et d’entretien, fait désormais un profit de 3.000 dollars par an [le revenu moyen est d’environ 2.200 dollars par an dans cette région peu développée]. Et son voisin a pu emmener son fils à l’université grâce à cette pratique. Les éleveurs de criquets ont depuis formé une coopérative avec l’appui des autorités locales et de l’université de Khon Kaen (un établissement impliqué dans le soutien à cette forme d’élevage).

Ferme d'élevage d'insectes comestibles bio en Thaïlande

Ferme d’élevage d’insectes comestibles bio en Thaïlande

A l’échelle du pays, plus de 20.000 fermes d’insectes comestibles biologiques sont enregistrées, la plupart d’entre elles sont de petites exploitations familiales. Elles produisent 7.500 tonnes de bestioles bien croquantes qui en font la première nation productrice de ce type de nourriture dans le monde.

Selon la FAO, les insectes biologiques font partie du régime alimentaire habituel dans plus de 100 pays avec plus de 1.600 espèces consommées. En Chine, on les consomme depuis 5.000 ans et on leur attribue même des propriétés médicinales, par exemple aux cafards qui sont de plus en plus élevés pour ce motif ! En Thaïlande, environ 200 espèces sont consommées dans toutes les classes sociales (pas seulement chez les populations rurales pauvres).

Les petits élevages d’insectes sont encouragés par la FAO (rapport de cette institution paru en 2013) en raison de leur faible coût, du complément de revenus qu’ils procurent aux habitants, de leur intérêt nutritionnel et de leur faible impact sur l’environnement. De plus, ils peuvent être réutilisés dans l’alimentation des poissons et volailles. Consommer des insectes biologiques est aussi une méthode écologique pour lutter contre des ravageurs. Suivant l’exemple thaïlandais, des pays comme le Ghana et le Laos développent désormais des élevages d’insectes biologiques familiaux.

L’élevage d’insectes comestibles biologiques ne nécessite pas de produits d’origine animale, d’antibiotiques ni d’hormones de croissance, et peu d’eau ou de nourriture. Produire 1 livre [env. 450 grammes] de boeuf nécessite plus de 10.000 litres d’eau et 11 kg de végétaux, contre 3 litres d’eau et 900 grammes de végétaux pour le poids équivalent en viande de criquets !

Une portion de 170 grammes de criquets comprend beaucoup plus de vitamine B12 et deux fois moins de graisses saturées que l’équivalent en viande de boeuf.

Ce qui fait que même les Occidentaux commencent à s’y intéresser…

Par exemple, des barres énergétiques aux criquets sont commercialisées aux Etats-Unis (qui voient apparaître leurs premières fermes à insectes biologiques destinés à la consommation humaines), alors que des restaurants de Paris ou Londres servent des tapas et des sandwichs aux chenilles !

Une fois passés les blocages d’ordre psychologique ou culturel, il apparaît que les insectes biologiques sont très agréables à manger ! Les criquets sont croustillants et leur saveur rappelle la noisette, les “vers de bambou” [chenilles d’un papillon de nuit] font penser à des chips sans sel, les larves de charançons du palmier [que l’on connaît aussi comme un ravageur des dattiers sur la Côte d’Azur !] ont un goût de soupe au bacon douce !

Source : Huffington Post


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D’ici quelques décennies, les insectes comestibles bio pourraient bien évincer le steak de nos assiettes. Nous en avons goûté pour vous.

L’épicerie fine Nulle part ailleurs de la rue Saint-Nicolas à Poitiers, propose entre autres produits plus conventionnels, des criquets et autres vers molitors aromatisés. Tomate et poivre pour les premiers ou ail et fines herbes pour les seconds, ces insectes de la marque Jimini’s n’ont finalement que l’apparence de répugnante. En bouche, les deux espèces frites sont croustillantes puis fondantes après mastication. Si l’insecte semble insipide, l’ail est très prononcé sur le molitor et la préparation tomate et poivre est quant à elle d’une surprenante justesse. Les deux produits sont en revanche très salés. Comme leurs prix. Il vous faudra débourser 8,90 € pour une boîte d’une quinzaine de criquets ou d’une centaine de molitors. Ils se marieront parfaitement avec un apéritif, pour surprendre vos amis.

Plat d'insectes comestibles

Plat d’insectes comestibles

Pourquoi consommer des insectes bio ?

Depuis des millénaires, l’homme moderne ou homo sapiens est entomophage. En d’autres termes, il consomme des insectes bio. Voilà quelques siècles que nous autres, occidentaux, avons rompu avec cette habitude alimentaire. Ces animaux, considérés comme nuisibles, sont par ailleurs largement consommés en Asie ou en Afrique. Depuis quelques années, nous observons en Europe un regain de notoriété pour ces mets à l’aspect peu ragoûtant. Plébiscités par les défenseurs de l’environnement, les insectes comestibles bio sont une alternative efficace à la viande de bœuf. Notamment en terme de production de gaz à effet de serre et de consommation d’énergie. D’autant que ces spécimens sont riches en protéines et pauvres en graisses.

Briser les barrières gustatives et psychologiques

Vous en avez peut-être même déjà consommés sans le savoir, le très utilisé colorant E120 (rouge) étant fabriqué avec le corps séché de la cochenille du chêne kermès. Toutes les conditions sont donc réunies pour que le criquet supplante notre traditionnel steak haché. Restent à briser les barrières gustatives et psychologiques. Si pour la réticence psychologique, vous devrez vous armer de votre seul courage. Pour la saveur, vous pouvez nous faire confiance, l’insecte se laisse déguster.


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La vente d’insectes comestibles bio : une alternative à la viande.La contribution de l’élevage et surtout des bovins, aux problèmes de l’environnement est très importante et il est nécessaire de trouver des alternatives en toute urgence selon le Rapport de la FAO « L’ombre portée de l’élevage ».

La demande mondiale en animaux d’élevage va plus que doubler au cours des 50 prochaines années (elle devrait passer de 229 millions de tonnes en 1999/2001 à 465 millions de tonnes en 2050), tandis que la production animale occupe déjà 70% de l’ensemble des terres agricoles. Le secteur de l’élevage contribue très largement aux émissions de gaz à effet de serre comme le CO2, le CH4 et le N2O. Il utilise également 8% des réserves d’eau mondiales et la plupart des cultures fourragères et l’irrigation des terres de pâturage. L’élevage est un des principaux facteurs de déforestation et un acteur majeur de perte de la biodiversité en Europe.

Les insectes étant des animaux à sang froid, ils ont un taux de conversion élevé en denrées alimentaires, ainsi par exemple, les grillons ont besoin de six fois moins de nourriture que les bovins, quatre fois moins que les moutons, et deux fois moins que les porcs et les poulets de chair pour produire la même quantité de protéines. Ils émettent aussi moins de gaz à effet de serre que le bétail traditionnel. Le méthane, par exemple, n’est produit que par quelques insectes comme les termites et les blattes. Dans de nombreux cas, les insectes bio peuvent être élevés à partir de déchets organiques. Le rendement en viande après la transformation est beaucoup plus élevé pour les insectes bio (criquets par exemple 80%) que pour la viande bovine (55%), le porc (70%) ou l’agneau (35%). Les insectes comestibles sont donc une alternative sérieuse à la production conventionnelle ou à d’autres sources de protéines animales, soit pour la consommation humaine directe, soit indirectement en tant que matière première.

La consommation d'insectes comestibles en Thaïlande est extrêmement répandue.

La consommation d’insectes comestibles en Thaïlande est extrêmement répandue.

L’exploitation durable et les insectes comestibles bio

Les insectes comestibles sont présents dans les cultures, les forêts, les terres en jachère et les plan d’eau . Si l’on considère que les insectes occupent un si vaste éventail d’habitats, ils peuvent alors agir comme espèce parapluie de protection des autres ressources naturelles. Un projet réalisé au Kenya, combinant conservation des forêts et amélioration des moyens d’existence grâce aux insectes commerciaux (abeilles mellifères et papillons de soie), a permis d’augmenter la biodiversité des forêts. Des recherches sur ce sujet pourraient, par exemple, mettre l’accent sur les chenilles mopane et les fourmis tisserandes d’Asie.

Les planificateurs de la sécurité alimentaire et les gestionnaires des forêts devraient être davantage conscient de la manière selon laquelle la valeur des insectes comestibles bio dans les économies rurales affecte, et est à son tour affectée par les stratégies de gestion des ressources naturelles locales, notamment agricoles et concernant les feux de brousse, l’utilisation des pesticides, et la conservation des arbres. Dans des régions comme le Bassin du Congo, l’Afrique de l’Ouest ou l’Asie du Sud-Est, les insectes bio contribuent de manière significative à la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistance de millions de personnes en constituant une source fiable de protéines, glucides, vitamines, et pour les médecines traditionnelles. La récolte d’insectes bio sauvages, qui requiert une main-d’œuvre abondante mais ne nécessite aucun investissement majeur ni propriété foncière, comme leur transformation et vente sur les marchés locaux, est à la portée des populations pauvres, en particulier des femmes et des enfants qui peuvent ainsi générer de l’argent comptant. Mais surtout, comme Tolède et Burlingame (2006) le suggère, la nutrition et la biodiversité constituent la base à partir duquel il est possible de réduire la moitié du nombre de personnes qui souffrent de la faim à 2015.


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En Afrique les insectes font partie intégrante des repas quotidiens. Alors que vous n’en trouveriez pas beaucoup sur les menus en Europe ou aux États-Unis, dans de nombreux pays « les insectes » représentent une partie importante des régimes des populations.

En effet, il est estimé que deux milliards de personnes — soit un tiers de la planète — consomment des insectes. C’est la raison pour laquelle le Département des forêts de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture examine le potentiel de la récolte et de l’élevage d’insectes pour améliorer la sécurité alimentaire dans le monde entier. Ce rapport est de l’Afrique centrale.


 

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