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L’entomophagie ( le fait de manger des insectes ) est une pratique contemporaine dans plus d’une centaine de pays sur la planète : ThaĂŻlande, Laos, IndonĂ©sie, Afrique du sud, Botswana, Venezuela, Colombie, Mexique … Sans compter les tribus indigènes.

Dans la plupart des cas, ces insectes comestibles bio tiennent une part importante dans le régime alimentaire des populations concernées.

Mais pourquoi donc ?

Les insectes comestibles bio prĂ©sentent une variĂ©tĂ© de texture et de saveurs aussi importante qu’il y a d’espèces comestibles ( plus de 1500 environ ). Cependant, très souvent, ils sont prĂ©parĂ©s pour prĂ©senter un croustillant, voire un croquant , très agrĂ©able en bouche. Leur goĂ»t est en gĂ©nĂ©ral assez lĂ©ger et permet aux Ă©pices les accompagnant de s’exprimer au maximum.

Ce sont ces caractéristiques gustatives qui en font un met très apprécié dans de nombreux pays. En Thaïlande, par exemple, contrairement aux idées reçues, la raison principale de manger des insectes bio est leur goût très recherché loin devant le poids culturel ou le manque de ressources alimentaires.

Un des avantages principaux des insectes comestibles bio, et c’est peut-ĂŞtre le plus connu, est qu’ils sont en gĂ©nĂ©ral composĂ©s de beaucoup de protĂ©ines. En fonction des espèces, le taux varie bien sur mais il avoisine très souvent 60% de protĂ©ines en poids sec. C’est une raison pour laquelle la FAO encourage fortement l’entomophagie ; elle publie un tableau rĂ©sumant cette caractĂ©ristique dans son codex alimentarius dĂ©diĂ© aux insectes bio : valeurs en poids et pour 100g

Cliquer sur le tableau pour l’agrandir 

Tableau des valeurs nutritives par insectes comestibles bio

Tableau des valeurs nutritives par insectes comestibles bio

FAO : Food and agriculture organization, soit « Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture », une organisation des Nations unies.
On constate que le taux de protéines dans les insectes comestibles bio est en général comparable à celui de la viande de bœuf et dans certains cas il est même nettement supérieur ( sauterelles et grillons ).
En complĂ©ment de cette nature super protĂ©inĂ©e, les insectes comestibles bio sont souvent riches en vitamines et minĂ©raux. On constate des taux importants de fer, phosphate, calcium et potassium chez le grillon et la sauterelle et une importante prĂ©sence de vitamines A, B2 et C dans la composition de nombreux orthoptères ( grillon, sauterelles, … ) et lĂ©pidoptères ( vers Ă  soie, vers de bambou, … ).

Une solution d’avenir Ă©cologique :

Comme l’exprime la FAO depuis plusieurs annĂ©es, les insectes comestibles bio reprĂ©sentent une formidable ressource Ă©cologique pour nourrir une grande partie de l’humanitĂ©. Les problèmes actuels rĂ©pandus de sous-nutrition et malnutrition ainsi que les projections dĂ©mographiques pour la planète d’ici 2050 ( estimation des Nations Unies de 9 milliards d’humains ) laissent envisager un futur assez difficile pour nos enfants si les choses restent comme elles sont. Heureusement nous avons diffĂ©rentes solutions Ă  notre disposition et manger des insectes bio est l’une des plus efficaces et des plus Ă©cologiques.

Les insectes comestibles bio ont des cycles de reproduction très courts ( environ 2 mois pour le grillon ) et un taux de reproduction très Ă©levĂ© ( environ 1300 Ĺ“ufs en 3 Ă  4 semaines de gestation pour le grillon ) en comparaison du bĂ©tail conventionnel. Ces deux caractĂ©ristiques permettent d’envisager de nourrir une grande quantitĂ© d’humains et de faire de façon naturelle, de façon “bio”.

D’autre part, les insectes sont des animaux Ă  sang froid et possèdent ainsi un taux de conversion alimentaire extrĂŞmement Ă©levĂ©. En effet, lorsqu’il faut 10kg de vĂ©gĂ©taux pour obtenir 1kg de protĂ©ines de bĹ“uf, il ne faut que 2kg de vĂ©gĂ©taux pour obtenir le mĂŞme kg de protĂ©ines d’insectes comestibles bio. De plus, la surface nĂ©cessaire pour faire un Ă©levage d’insectes comestibles est très infĂ©rieure Ă  celle nĂ©cessaire aux Ă©levages de bĂ©tail conventionnel. Ceci a un Ă©norme impact alimentaire et Ă©cologique.
Premièrement, une grande quantitĂ© de surfaces agraires est ainsi libĂ©rĂ©e pour revenir Ă  des cultures vivrières pour l’homme et non pour le bĂ©tail et deuxièmement la facture Ă©nergĂ©tique pour produire 1kg de protĂ©ine est grandement rĂ©duite.
Mais la liste des avantages Ă©cologiques de l’entomophagie ne s’arrĂŞte pas lĂ . Les Ă©missions de gaz Ă  effets de serre liĂ©es Ă  un Ă©levage d’insectes comestibles bio sont bien infĂ©rieures Ă  celles observĂ©es dans un Ă©levage porcin par exemple et jusqu’Ă  100 fois infĂ©rieures Ă  celle observĂ©es dans un Ă©levage bovin. Les Ă©missions d’ammoniac sont elles aussi bien infĂ©rieures.
Toutes cas caractĂ©ristiques font de l’entomophagie l’une des meilleurs solutions d’avenir pour rĂ©duire l’impact Ă©cologique de l’agriculture, estimĂ© aujourd’hui Ă  13.5% des Ă©missions humaines d’après le GIEC.

GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’Ă©volution du climat


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Peu appétissants pour nous Européens, les insectes sont des aliments facilement TROUVABLE en magasin, très appréciés en Asie, en Amérique du sud, ou encore en Afrique.

Néanmoins, au début du début du 20ème siècle, on pouvait aussi en trouver sur les marchés Parisiens, notamment des termites au chocolat. Aujourd’hui, les insectes commencent à faire leur retour en France et on peut en retrouver de toutes formes, natures ou cuisinés.

Le vers de farine est un des insectes comestibles biologiques disponible en France

Le vers de farine est un des insectes comestibles biologiques disponible en France

Des qualités nutritives exceptionnelles

Riches en protéine, minéraux et vitamines, les insectes sont un vrai concentré de nutriments. Pour donner un exemple, un steak haché de 100 grammes est l’équivalent en protéine de six criquets. De plus, la plupart des insectes contiennent très peu de lipides, et sont donc plus sains que de la viande rouge.

Une alimentation plus respectueuse de l’environnement

Tandis que l’élevage de bovin nécessite une quantité d’eau, de nourriture, mais aussi d’espace très importante, les insectes n’ont que très peu de besoins… Il est même relativement facile d’élever soit même ses propres insectes à la maison. L’acheminement de la marchandise non plus, n’est plus un problème puisque les insectes peuvent être élevés partout.

Même si d’un point de vue culturel, il faudra sans doute quelques années avant que les insectes débarquent dans nos assiettes, ce serait, une solution très efficace d’un point de vue écologique mais aussi économique.
Outre leur aspect peu avenant, qui peut facilement faire peur aux moins téméraires, les insectes ont un goût peu prononcé de noisettes, de viandes séchées ou de bacon selon les variétés. Ils peuvent donc facilement se marier avec vos plats sucrés ou salés.

Le magasin en ligne inxect.com propose un large choix d’insectes natures, assaisonnés au curry, au fromage ou encore à la sauce barbecue. Côté sucré, le site propose des chocolats aux insectes croquants, ainsi que des sucettes et des bonbons qui ne manqueront pas de surprendre vos convives.
Nous avons récemment rencontré, Romain Fessard créateur du magasin Inxect.com, pour qu’il nous fasse découvrir quelques uns de ses meilleurs

Produits :

Les grillons :
Avec un goût proche de celui de la noisette ou de l’amande, ils peuvent être consommés nature, sucrés ou salés. Les grillons sont riches en éléments nutritifs : Protéines, fibres et minéraux (Calcium, magnésium, fer et phosphore)
Les vers de farine :
Leur goût est relativement discret, et on peut vraiment le marier avec tout. Riche en protéines, ils peuvent aisément se substituer à la viande.
Les termites rouges :
Leur goût est assez proche de celui du bacon, mais de manière beaucoup plus douce et légèrement sucrée.
Les fourmis :
Légèrement épicées, elles se marient parfaitement avec de nombreux plats et permettent de relever délicatement le goût.


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En Occident, on se dĂ©lecte d’escargots, d’huĂ®tres et de crevettes. Alors pourquoi l’idĂ©e de manger des insectes bio en rebute-t-elle autant ?

Plus d’un millier d’espèces d’insectes est consommé avec bonheur à travers l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Sud : des grillons, des guêpes, des fourmis et même des libellules. Simple bon sens : les insectes sont riches en protéines, en fibres, en vitamines et en minéraux, alors même que leur élevage est plus économe en espace et en ressources que le bétail conventionnel. Et dans l’optique de nourrir de façon durable les neuf milliards d’individus avec lesquels on partagera la planète d’ici 2050, ce n’est pas anodin. Pourtant sous nos latitudes, on ne présente la consommation d’insectes que comme une punition ou un défi, façon Man vs Wild.

Mais la vérité, c’est qu’on est très ignorant sur le sujet. D’abord, il ne s’agit que rarement de les manger crus, et encore moins vivants. Les insectes sont généralement frits, grillés ou déshydratés – et donc croustillants – et leur saveur torréfiée est un support idéal pour toutes sortes d’épices et d’aromates (bien pratiques aussi pour masquer une éventuelle amertume).

Manger des insectes pour leurs vitamines, protéines et oligo-éléménts

Manger des insectes bio pour leurs vitamines, protéines et oligo-éléménts

Un produit inhabituel

C’est ce constat qui a poussé deux jeunes Français intrépides à créer Jimini’s, une marque d’insectes comestibles à grignoter. Leurs criquets et leurs molitors – de grosses larves déshydratées, si, si – sont assaisonnés (ail et fines herbes, sésame et cumin, curry fruité…) et présentés en petites boîtes à partager. Leur idée, c’est de populariser la consommation des insectes bio en l’attaquant par la face ludique et conviviale. Et effectivement, ça fait son petit effet lors d’un apéro avec des amis, quand les cris d’effroi et les rires nerveux laissent place au consensus : c’est inhabituel, mais c’est très bon. Si on a envie de passer à l’étape suivante et cuisiner ses propres insectes – en salade ! avec des spaghettis ! enrobés de chocolat ! – il faut s’approvisionner en insectes « nature ». Méfiance si on veut les récolter soi-même : il est difficile d’identifier les espèces consommables, et encore plus de s’assurer qu’ils ne sont pas contaminés aux pesticides et divers polluants.

On peut donc se tourner vers les sites spécialisés, en s’assurant qu’ils vendent des produits destinés à l’alimentation humaine (les reptiles s’en délectent aussi) et en privilégiant ceux qui offrent transparence et traçabilité. Comme pour tout aliment, il faut s’intéresser à la provenance (on préférera une production française ou hollandaise à un import du bout du monde) et au mode d’élevage (alimentation des insectes, respect de l’environnement).
S’il n’existe pas (encore ?) de certification « Agriculture Biologique » pour les insectes, le producteur midi-pyrénéen Micronutris s’engage à nourrir ses insectes avec des aliments bio, à l’exclusion de toute substance accélératrice de croissance.
Et si tout ça reste encore au-dessus de vos forces, rassurez-vous : comme la consommation d’insectes en l’état risque de mettre du temps à entrer dans notre culture, les chercheurs planchent sur des farines d’insectes qui permettront ni vu ni connu de booster l’apport nutritionnel de vos plats préférés.

Attention : la consommation des insectes est à éviter absolument si vous êtes allergiques aux crustacés.

Livre : Les Insectes comestibles, S. Much (Plume de Carotte).


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Arnold van Huis est un expert en la matière des insectes tropicaux spĂ©cialement dans leur comportement et la lutte biologique, il est basĂ© Ă  l’UniversitĂ© de Wageningen. Ce dernier prĂ©conise des croisement d’insectes comme aliment tant pour le bĂ©tail que pour la consommation humaine.

Ici, Van Huis parle de la façon dont les insectes peuvent aider Ă  rĂ©soudre des problèmes de sĂ©curitĂ© alimentaire et de nutrition en gĂ©nĂ©ral d’oĂą le nouveau projet financĂ© par l’UE sur les insectes et les animaux, appelĂ© PROTeINSECT qui s’adapte dans des efforts plus larges dans ce domaine. Il parle Ă©galement de la cuisine avec des insectes.

Interview avec Van Huis :

Pourquoi faire des insectes une alimentation humaine ou animale mérite-t-il une plus grande attention ?

Je suis un entomologiste tropical et le plus important pour moi est que les gens des pays dĂ©veloppĂ©s ne pensent pas aux insectes comme une nourriture primitive, car c’est complètement absurde. J’espère que les gens vont rĂ©Ă©valuer cette ressource alimentaire. Les EuropĂ©ens ne parlent jamais des insectes parce que nous avons un parti pris occidental. J’espère que mon dernier livre, publiĂ© rĂ©cemment par la FAO et intitulĂ©e “Les insectes comestibles : les perspectives d’avenir pour la nourriture et la sĂ©curitĂ© alimentaire”, premettra de relever des dĂ©fis ainsi que d’abattre certains prĂ©jugĂ©s. Je montre Ă©galement les avantages environnementaux croissants des insectes. Sur le plan nutritionnel, les insectes ne sont pas un aliment de qualitĂ© infĂ©rieure. Par ailleurs, outre leur niveau Ă©levĂ© de protĂ©ines, les niveaux de zinc et de fer sont plus Ă©levĂ©s chez les insectes que dans n’importe quel aliment aujourd’hui consommĂ© en Occident. Un milliard de personnes souffrent d’anĂ©mie aujourd’hui (forme de carence en fer) et, dans le monde, deux milliards ont des dĂ©ficiences en zinc . S’appuyer sur ​​les insectes pourrait rĂ©ellement faire une diffĂ©rence, sans oublier les protĂ©ines.

Comment les insectes peuvent-ils contribuer à la sécurité alimentaire ?

Dans le court terme, les insectes seront de plus en plus utilisĂ©s comme aliments pour la production de poissons et des animaux d’élevage, tout du moins dans le monde occidental. Aujourd’hui, les centres de pisciculture reposent sur l’huile ou la farine de poisson amassĂ©s dans l’ocĂ©an. Mais la surexploitation devient un problème et ces ingrĂ©dients sont chers car rares. Le soja est utilisĂ© comme source de protĂ©ines pour l’alimentation animale, mais il devient trop coĂ»teux Ă©galement. En consĂ©quence, les insectes pourraient ĂŞtre une alternative plus que viables pour les protĂ©ines.
Ainsi, mĂŞme s’ils ne sont pas communs dans le monde occidental, les insectes peuvent ĂŞtre consommĂ©s comme aliments seuls. De cette manière Ă©galement, les insectes peuvent contribuer Ă  la sĂ©curitĂ© alimentaire.

Quels insectes pourrions-nous développer pour nourrir nos poulets, bovins et porcs ?

Quand on regarde les insectes qui peuvent être cultivés pour notre alimentation on pense tout de suite aux vers à farine, aux mouches noires et aux larves de mouche. Leur teneur en protéines est par ailleurs assez élevée. Pourtant, il ne semble pas que les poissons ou la volaille, par exemple, posent de problèmes. Et cela revient presque au même puisque les poulets mangent des insectes quand ils sont en extérieur. Mais si l’on ose proposer des insectes directement aux humains, alors… on s’écrit “beurk !”.
Cela peut ne pas ĂŞtre aussi difficile Ă  surmonter qu’il y paraĂ®t , si on fait des insectes des repas gastronomiques suffisamment attractifs, tout est dans la prĂ©sentation.

Quels sont les dĂ©fis dans la production d’insectes pour l’alimentation humaine et animale ?

Le problème est que nous devons toujours produire pour que ce soit Ă©conomiquement viable. Nous avons besoin de mĂ©caniser l’ensemble des systèmes parce que l’industrie alimentaire se consomme en tonnes et non en kilogrammes. NĂ©anmoins nous commençons Ă  voir un tout nouveau secteur se mettre en place . Il y a des entreprises dĂ©veloppant des systèmes pilotes de production afin de produire de grandes quantitĂ©s chaque jour. Normalement, les insectes sont cultivĂ©es sur des plateaux, mais cela nĂ©cessite une main-d’oeuvre trop consĂ©quente.

Cette question est Ă©tudiĂ©e dans diffĂ©rentes parties du monde et Ă©galement dans un certain nombre de pays europĂ©ens oĂą de grandes sociĂ©tĂ©s produisent dĂ©jĂ  des insectes pour l’alimentaire, comme par exemple Haocheng qui produit des vers de farine en Chine. Si on fait un calcul et que l’on remplace un pour cent de la viande consommĂ©e actuellement avec des insectes, cela nĂ©cessitera une Ă©norme industrie. Ainsi plus de personnes sont impliquĂ©es, plus les solutions seront trouvĂ©es – et rapidement !

Quels sont les avantages environnementaux des insectes ?

Il faut trouver des façons plus durables pour nourrir le bĂ©tail, ce dernier peut prendre jusqu’Ă  70 % de nos terres agricoles. Et la demande de viande devrait doubler d’ici Ă  2050. Aujourd’hui, nous consommons sans le vouloir des insectes, notamment par les volailles mĂŞme ce ne sont que des quantitĂ©s dĂ©risoires. Mais il serait beaucoup plus durable que nous Ă©levions des insectes près des dĂ©chetteries et que nous les nourrissions de notre bĂ©tail. Par exemple, les larves de la mouche de soldat noir, la mouche domestique et les vers de farine peuvent ĂŞtre cultivĂ©s sur tous les dĂ©chets organiques. Il a rĂ©cemment Ă©tĂ© montrĂ© que les vers de farine, considĂ©rĂ©s comme une source de protĂ©ines pour les hommes, produisent beaucoup moins d’Ă©missions de gaz Ă  effet de serre et nĂ©cessitent beaucoup moins de terres que les poulets, les porcs et les bovins.


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L’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture vient de publier un rapport qui encourage fortement à consommer des punaises tant pour combattre la famine dans les pays en voie de développement que pour diminuer le tour de taille des Occidentaux.

Puisque la population de la planète est sur la bonne voie pour dépasser les neuf milliards en 2050, on ferait mieux de s’habituer à grignoter ces petites bêtes “effrayantes” , qui sont par ailleurs beaucoup plus nutritives en protéines et efficaces que les produits issus de l’agriculture et des usines.

Combattre l’obĂ©sitĂ© et la famine grâce aux insectes bio

Vous avez très probablement tous dĂ©jĂ  ingĂ©rĂ© certains de ces insectes – ou tout du moins du dĂ©rivĂ© de ceux-ci. Forbes note que la cochenille, utilisĂ©e dans la teinture alimentaire, vient d’une punaise de cactus ronge. Les earworms creusent dans les Ă©pis de maĂŻs pour se nourrir et ils se retrouvent donc dans le maĂŻs en conserve. Et la FDA autorise vingt larves dans cent grammes de champignons et deux milles cinq cents pucerons pour dix grammes de houblon.

Vos frères et soeurs plus âgés, et même vos parents, vous ont probablement effrayés avec des histoires du genre que l’on avale en moyenne huit araignées par an dans notre sommeil (bien que statistiquement, cela pourrait s’avérer exact pour un ensemble de lits superposés).

Savoir que l’on mange secrètement des parties d’insectes dans notre nourriture quotidienne ne pose pas de problème pour la majorité du monde occidentale. En effet, c’est lorsqu’il ressemble à une punaise, marche comme une punaise et croque sous la dent comme un scarabée frit épicé que les Américains (et les Européens) deviennent un peu sensibles et nerveux. Nous n’apprécions généralement pas de déceler la forme, l’apparence réelle, de la nourriture que nous consommons.
Personne ne discute la valeur nutritionnelle de l’entomophagie. Mais Forbes remet en question les affirmations de l’ONU quant au manque prochain et inévitable de nourriture conventionnelle; et ce pour trois raisons : les rendements des culture sont de plus en plus de 1% voire plus par an, les niveaux de production ont de la place pour améliorer leur rendement comme en Afrique et, enfin, la moitié de la nourriture du monde est gaspillées de toute façon.

Alors, vraiment, dans cette optique, les pénuries alimentaires sont plus une question de préservation de l’approvisionnement alimentaire que la découverte d’autres aliments et alimentations.

“Certaines de nos pertes viennent du monde riche qui achète trop, pour finir par ne pas terminer leur assiette et ainsi de suite ” écrit le collaborateur de Forbes Tim Worstall, “ mais la grande majorité est, ironiquement, mangé par les insectes même que l’on nous dit d’aller manger”.

Et ce jusqu’à ce que la moitié de la nourriture pourrisse dans les pays pauvres avant que la récolte n’arrive dans leur assiette.

“Si on pouvait diminuer ces pertes de denrées alimentaires des pays pauvres pour atteindre le même niveau de gâchis que nous avons dans les pays riches alors, encore une fois, nous ne manquerions pas de nourriture”.

Apportant bien entendu des ascenseurs de grain, des usines de traitement, des transports rapides et des épiceries réfrigérées, par exemple, le Zimbabwe serait tranquille… mais la tâche n’est pas simple.


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Vous reprendrez bien un peu de grillon caramĂ©lisĂ© ou de sauterelles grillĂ©es ? On vous explique pourquoi il faut vous laisser tenter par ces petites bestioles…

Aujourd’hui, 2,5 milliards de personnes dans le monde se nourrissent rĂ©gulièrement d’insectes, principalement en Afrique, en Asie et en AmĂ©rique latine oĂą ils participent Ă  la lutte contre la malnutrition. Pourquoi pas vous ? Voici trois raisons pour vous y mettre.

Une solution pour prĂ©server l’environnement et nourrir la planète

D’après un rapport de la FAO, la production de nourriture va devoir doubler dans les prochaines annĂ©es pour rĂ©pondre aux besoins des 9 milliards d’habitants que comptera la Terre en 2050. La consommation d’insectes bio (ou entomophagie) s’avère ĂŞtre une excellente rĂ©ponse Ă  ce challenge. La production de viande est en effet trop gourmande en ressources. Pour obtenir 1 kilo de protĂ©ines animales, le bĂ©tail demande 10 kg de protĂ©ines vĂ©gĂ©tales, contre 3 kg pour les insectes bio. Leur reproduction et leur croissance sont plus rapides que n’importe quel animal d’Ă©levage. Leur Ă©levage gĂ©nère 10 Ă  100 fois moins de gaz Ă  effet de serre qu’un Ă©levage de viande.

Manger des insectes comestibles biologiques est excellent pour la santé et pour la planète

Manger des insectes comestibles biologiques est excellent pour la santé et pour la planète

Des saveurs inédites

On vous l’accorde, des insectes bio dans une assiette, ce n’est pas forcĂ©ment très appĂ©tissant. Mais saviez-vous, par exemple, que les larves d’abeilles sont crĂ©meuses et gorgĂ©es de miel ? On compare souvent le grillon Ă  de la noisette et au pĂ©pin de courge. Enfin, pour les plus tĂ©mĂ©raires, les sauterelles crues ou natures ont la rĂ©putation d’ĂŞtre très savoureuses ! Il ne vous reste plus qu’Ă  tester des brochettes de criquets, une quiche aux tĂ©nĂ©brions ou encore un brownie aux vers. A moins que vous ne prĂ©fĂ©riez des insectes comestibles bio prĂŞts Ă  l’emploi : la marque suisse TĂ©mo Chips propose, par exemple, des sachets de vers de farine nourris au son bio. Ils sont dĂ©clinĂ©s en plusieurs saveurs : curry, nature ou paprika !

Des vertus nutritionnelles

Les insectes bio ont de grandes propriĂ©tĂ©s nutritives. Ils sont dans l’ensemble riches en phosphore, magnĂ©sium, sodium, potassium et chlorures, mais sont Ă©galement de bonnes sources de fer, de zinc, de cuivre, de manganèse, et de sĂ©lĂ©nium, et de vitamines A et B. Selon la FAO, les insectes prĂ©senteraient « une proportion plus importante de protĂ©ines et de lipides que le bĹ“uf et le poisson avec une forte valeur Ă©nergĂ©tique. Les chenilles sont riches en minĂ©raux tels que le potassium, le calcium, le magnĂ©sium, le zinc, le phosphore et le fer ainsi que diverses vitamines. La recherche montre que 100 grammes d’insectes couvrent plus de 100 pour cent des apports journaliers recommandĂ©s en minĂ©raux et en vitamines. »