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L’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture vient de publier un rapport qui encourage fortement à consommer des punaises tant pour combattre la famine dans les pays en voie de développement que pour diminuer le tour de taille des Occidentaux.

Puisque la population de la planète est sur la bonne voie pour dépasser les neuf milliards en 2050, on ferait mieux de s’habituer à grignoter ces petites bêtes “effrayantes” , qui sont par ailleurs beaucoup plus nutritives en protéines et efficaces que les produits issus de l’agriculture et des usines.

Combattre l’obésité et la famine grâce aux insectes bio

Vous avez très probablement tous déjà ingéré certains de ces insectes – ou tout du moins du dérivé de ceux-ci. Forbes note que la cochenille, utilisée dans la teinture alimentaire, vient d’une punaise de cactus ronge. Les earworms creusent dans les épis de maïs pour se nourrir et ils se retrouvent donc dans le maïs en conserve. Et la FDA autorise vingt larves dans cent grammes de champignons et deux milles cinq cents pucerons pour dix grammes de houblon.

Vos frères et soeurs plus âgés, et même vos parents, vous ont probablement effrayés avec des histoires du genre que l’on avale en moyenne huit araignées par an dans notre sommeil (bien que statistiquement, cela pourrait s’avérer exact pour un ensemble de lits superposés).

Savoir que l’on mange secrètement des parties d’insectes dans notre nourriture quotidienne ne pose pas de problème pour la majorité du monde occidentale. En effet, c’est lorsqu’il ressemble à une punaise, marche comme une punaise et croque sous la dent comme un scarabée frit épicé que les Américains (et les Européens) deviennent un peu sensibles et nerveux. Nous n’apprécions généralement pas de déceler la forme, l’apparence réelle, de la nourriture que nous consommons.
Personne ne discute la valeur nutritionnelle de l’entomophagie. Mais Forbes remet en question les affirmations de l’ONU quant au manque prochain et inévitable de nourriture conventionnelle; et ce pour trois raisons : les rendements des culture sont de plus en plus de 1% voire plus par an, les niveaux de production ont de la place pour améliorer leur rendement comme en Afrique et, enfin, la moitié de la nourriture du monde est gaspillées de toute façon.

Alors, vraiment, dans cette optique, les pénuries alimentaires sont plus une question de préservation de l’approvisionnement alimentaire que la découverte d’autres aliments et alimentations.

“Certaines de nos pertes viennent du monde riche qui achète trop, pour finir par ne pas terminer leur assiette et ainsi de suite ” écrit le collaborateur de Forbes Tim Worstall, “ mais la grande majorité est, ironiquement, mangé par les insectes même que l’on nous dit d’aller manger”.

Et ce jusqu’à ce que la moitié de la nourriture pourrisse dans les pays pauvres avant que la récolte n’arrive dans leur assiette.

“Si on pouvait diminuer ces pertes de denrées alimentaires des pays pauvres pour atteindre le même niveau de gâchis que nous avons dans les pays riches alors, encore une fois, nous ne manquerions pas de nourriture”.

Apportant bien entendu des ascenseurs de grain, des usines de traitement, des transports rapides et des épiceries réfrigérées, par exemple, le Zimbabwe serait tranquille… mais la tâche n’est pas simple.


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