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Ah ces fameux insectes dont on n’arrête pas de nous parler en ce moment ! La production de viande coûte cher, consomme beaucoup, etc, alors la consommation d’insectes serait LA solution pour l’avenir.

Et en plus, leur teneur en protéines serait supérieure à la viande et au poisson. Alors qu’en est-il de ces insectes comestibles ? La réponse, j’espère, avec cet ouvrage de S. Much, publié chez Plume de carotte, collection Terra curiosa.

J’ai déjà goûté à des insectes, à vrai dire. Ils étaient séchés, et ce n’était pas… très goûtu. J’ai juste pris 2 ou 3 petits bouts, mais ça avait surtout goût de fumé, de cendres. Bref, ce n’était pas transcendant. Cependant, c’est tout à fait par hasard que je me suis retrouvée à lire ce livre. En effet, en me baladant dans les rayonnages de la bibliothèque de ma ville, je suis tombée sur celui-ci en tête de rayon. Curieuse d’en savoir plus sur ce que ces petites bêtes pourraient nous apporter, je l’ai donc emprunté.

Un livre instructif sur la consommation des insetes

Un livre instructif sur la consommation des insetes

Ce livre se compose de deux parties :

Manger des insectes

Cette rubrique est fort instructive. En effet, elle débute sur un historique de la consommation d’insectes. C’est là qu’on apprend, en fait, qu’il y a fort longtemps, ils étaient très consommés. Les coutumes des différents pays sont également présentées. On nous parle ensuite des différents types de consommation (frais, grillés, séchés), puis, de leurs propriétés nutritionnelles. Un chapitre est également fait sur les peurs que nous pourrions avoir à cette consommation. De cette partie, une phrase m’a marquée, et je voudrais vous la citer. « Vous rechignez devant une assiette de cloportes mais vous dégustez avec plaisir du dégueulis d’abeilles (miel), des ovules de poules (œufs), du pain moisi (dans le roquefort), du sang de porc (boudin noir), des intestins (andouilles), de la langue de bœuf, des cuisses de grenouilles, des escargots, des rognons, des tripes… sans parler des huîtres que l’on mange vivantes, de la présure pour faire le yaourt et le fromage qui n’était autre que les sécrétions de l’estomac des veaux et des agneaux. Un criquet est-il si différent de la crevette qui orne nos plateaux de fruits de mer ? ». Même s’il y a quelques produits que je ne mange pas dans cette liste d’exemples, cela pousse à la réflexion.

Portrait d’insectes comestibles

Dans cette seconde partie, les différents insectes y sont décrits. L’auteur nous parle mode de vie, variété des espèces, histoire de leur consommation, etc. Et puis on y parle aussi consommation avec ses utilisations possibles en cuisine, et le goût. Selon les insectes, le côté culinaire est plus ou moins présent. Cette seconde partie s’apparente plus à une mini encyclopédie sur les insectes, ce qui est intéressant, au demeurant, mais peut être un peu long. J’aurais aimé moins d’informations techniques, et plus concernant l’usage en cuisine.

Livre de recettes

Cet ouvrage contient un livret de 14 recettes à base d’insectes. Spaghettis aux grillons, tortilla aux bombyx, quiche aux asticots et larves de ténébrion, fondue au chocolat aux insectes, etc. Bon, le nom des recettes avec ces insectes, perso, j’ai quand même du mal. Mais bon, c’est peut-être bon 😉 .

Bilan : Le livre est intéressant pour qui voudrait une introduction à la consommation d’insectes. Mais il peut également convenir à ceux s’intéressant aux insectes tout simplement. J’ai juste trouvé la seconde partie trop longue, et les recettes, de nom, ne font pas toutes saliver. Néanmoins, si on me prépare un plat à base de ces petites bêtes, mais fraîches cette fois, je serais partante pour tester 😉 . En bonus, il y a également un petit poster à l’ancienne, un peu comme il y avait dans les salles de classe à l’époque.


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