Boutique Biologiquement.comLes insectes, solution à la pénurie alimentaire de l’humanité ?

  Posté par insectecomestiblebio       Laisser un commentaire
[Total : 1    Moyenne : 4/5]

Les insectes ne sont pas seulement comestibles, mais il sont aussi bons pour votre santé !

En moyenne, nous consommons tous les jours des insectes sans nous en rendre compte. Selon le US Food and Drug Administration, le chocolat peut avoir un total de 60 particules d’insectes par 100g, la sauce tomate 30 oeufs de mouches par 100 g, la cannelle moulue peut avoir jusqu’à 800 fragments d’insectes et le beurre d’arachide contient souvent environ 30 bits d’insectes pour 100g. Bien sûr, cela est tout à fait naturel et ne cause aucun dommage à la santé humaine!

Est-ce que nous allons produire, avec nos mixeurs, des hachoirs à grillons ou des coupe-sauterelles ? Pas encore, néanmoins, lisez la suite…

Selon la Société entomologique des insectes d’Amérique, les insectes sont tout à fait comestibles, et contiennent souvent plus de protéines et sont plus faibles en gras que les viandes classiques tels que le bœuf et le porc. Les insectes sont riches en calcium et en fer, et peuvent être consommés vivants, cuits, grillés, lyophilisées ou en conserve pour la conservation. Il y a plus de 800 000 espèces d’insectes vivant sur ​​notre planète et il est estimé qu’il y en a beaucoup plus qui n’ont pas encore été découverts ! Environ 1.500 espèces font partie de l’alimentation humaine en cours à travers le monde. Les insectes qui sont appréciés comme aliments comprennent les grillons, les vers de farine, les vers à soie, les sauterelles, les criquets, scorpions, fourmis, punaises d’eau, parmi beaucoup d’autres.

la culture d’insectes nécessite beaucoup moins d’énergie que l’élevage d’animaux
la culture d’insectes nécessite beaucoup moins d’énergie que l’élevage d’animaux

Les insectes convertissent les déchets organiques tels que l’herbe, les feuilles, les légumineuses, les pâtes de fruits et légumes en protéines comestibles. Contrairement aux bovins, les insectes ne doivent pas consommer de grandes quantités de céréales ou des grains afin de produire cette protéine. Cela réduit les coûts financiers et l’utilisation des terres qui est nécessaire pour la production d’aliments pour le bétail.

Les insectes sont ectothermes, ce qui signifie qu’ils s’appuient sur des sources de chaleur de l’environnement tels que le soleil pour survivre. Les animaux et les oiseaux sont endothermes et ont besoin de se chauffer pour survivre. L’avantage de cela est que la culture d’insectes nécessite beaucoup moins d’énergie que l’élevage d’animaux, ce qui à son tour réduit la production et les coûts de gestion.
Comme la population humaine continue d’augmenter, les terres à usage agricole continuent à décroître. On estime que d’ici 2020 il y aura plus de 9 milliards de personnes qui vivent sur ​​la terre, c’est-à-dire 2 milliards de plus qu’aujourd’hui ! S‘il y a plus de gens alors il y a une grande demande pour la nourriture et la terre. Les ressources naturelles sont déjà limitées et les prix alimentaires augmentent rapidement. Le réchauffement climatique causé par le bétail comporte un réel besoin d’un système production alimentaire plus durable. En comparaison à l’élevage traditionnel, comme les bovins ou les porcs, les insectes dégagent beaucoup moins de gaz à effet de serre, ont besoin de beaucoup moins d’espace de gestion des terres, et se reproduisent à un rythme beaucoup plus rapide.
On estime qu’il y a plus de 200 millions d’insectes pour chaque être humain. Les insectes se reproduisent rapidement et nécessitent seulement de deux kilogrammes d’aliments pour chaque kilogramme de poids gagné.

Boutique Biologiquement.comL’entomophagie : Pourquoi manger des insectes ?

  Posté par insectecomestiblebio       Laisser un commentaire
[Total : 6    Moyenne : 3.2/5]

L’entomophagie ( le fait de manger des insectes ) est une pratique contemporaine dans plus d’une centaine de pays sur la planète : Thaïlande, Laos, Indonésie, Afrique du sud, Botswana, Venezuela, Colombie, Mexique … Sans compter les tribus indigènes.

Dans la plupart des cas, ces insectes comestibles bio tiennent une part importante dans le régime alimentaire des populations concernées.

Mais pourquoi donc ?

Les insectes comestibles bio présentent une variété de texture et de saveurs aussi importante qu’il y a d’espèces comestibles ( plus de 1500 environ ). Cependant, très souvent, ils sont préparés pour présenter un croustillant, voire un croquant , très agréable en bouche. Leur goût est en général assez léger et permet aux épices les accompagnant de s’exprimer au maximum.

Ce sont ces caractéristiques gustatives qui en font un met très apprécié dans de nombreux pays. En Thaïlande, par exemple, contrairement aux idées reçues, la raison principale de manger des insectes bio est leur goût très recherché loin devant le poids culturel ou le manque de ressources alimentaires.

Un des avantages principaux des insectes comestibles bio, et c’est peut-être le plus connu, est qu’ils sont en général composés de beaucoup de protéines. En fonction des espèces, le taux varie bien sur mais il avoisine très souvent 60% de protéines en poids sec. C’est une raison pour laquelle la FAO encourage fortement l’entomophagie ; elle publie un tableau résumant cette caractéristique dans son codex alimentarius dédié aux insectes bio : valeurs en poids et pour 100g

Cliquer sur le tableau pour l’agrandir 

Tableau des valeurs nutritives par insectes comestibles bio
Tableau des valeurs nutritives par insectes comestibles bio

FAO : Food and agriculture organization, soit « Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture », une organisation des Nations unies.
On constate que le taux de protéines dans les insectes comestibles bio est en général comparable à celui de la viande de bœuf et dans certains cas il est même nettement supérieur ( sauterelles et grillons ).
En complément de cette nature super protéinée, les insectes comestibles bio sont souvent riches en vitamines et minéraux. On constate des taux importants de fer, phosphate, calcium et potassium chez le grillon et la sauterelle et une importante présence de vitamines A, B2 et C dans la composition de nombreux orthoptères ( grillon, sauterelles, … ) et lépidoptères ( vers à soie, vers de bambou, … ).

Une solution d’avenir écologique :

Comme l’exprime la FAO depuis plusieurs années, les insectes comestibles bio représentent une formidable ressource écologique pour nourrir une grande partie de l’humanité. Les problèmes actuels répandus de sous-nutrition et malnutrition ainsi que les projections démographiques pour la planète d’ici 2050 ( estimation des Nations Unies de 9 milliards d’humains ) laissent envisager un futur assez difficile pour nos enfants si les choses restent comme elles sont. Heureusement nous avons différentes solutions à notre disposition et manger des insectes bio est l’une des plus efficaces et des plus écologiques.

Les insectes comestibles bio ont des cycles de reproduction très courts ( environ 2 mois pour le grillon ) et un taux de reproduction très élevé ( environ 1300 œufs en 3 à 4 semaines de gestation pour le grillon ) en comparaison du bétail conventionnel. Ces deux caractéristiques permettent d’envisager de nourrir une grande quantité d’humains et de faire de façon naturelle, de façon “bio”.

D’autre part, les insectes sont des animaux à sang froid et possèdent ainsi un taux de conversion alimentaire extrêmement élevé. En effet, lorsqu’il faut 10kg de végétaux pour obtenir 1kg de protéines de bœuf, il ne faut que 2kg de végétaux pour obtenir le même kg de protéines d’insectes comestibles bio. De plus, la surface nécessaire pour faire un élevage d’insectes comestibles est très inférieure à celle nécessaire aux élevages de bétail conventionnel. Ceci a un énorme impact alimentaire et écologique.
Premièrement, une grande quantité de surfaces agraires est ainsi libérée pour revenir à des cultures vivrières pour l’homme et non pour le bétail et deuxièmement la facture énergétique pour produire 1kg de protéine est grandement réduite.
Mais la liste des avantages écologiques de l’entomophagie ne s’arrête pas là. Les émissions de gaz à effets de serre liées à un élevage d’insectes comestibles bio sont bien inférieures à celles observées dans un élevage porcin par exemple et jusqu’à 100 fois inférieures à celle observées dans un élevage bovin. Les émissions d’ammoniac sont elles aussi bien inférieures.
Toutes cas caractéristiques font de l’entomophagie l’une des meilleurs solutions d’avenir pour réduire l’impact écologique de l’agriculture, estimé aujourd’hui à 13.5% des émissions humaines d’après le GIEC.

GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Boutique Biologiquement.comVers à soie, grillons, termites, des aliments peu communs : Les insectes comestibles.

  Posté par insectecomestiblebio       Laisser un commentaire
[Total : 4    Moyenne : 3.8/5]

Peu appétissants pour nous Européens, les insectes sont des aliments facilement TROUVABLE en magasin, très appréciés en Asie, en Amérique du sud, ou encore en Afrique.

Néanmoins, au début du début du 20ème siècle, on pouvait aussi en trouver sur les marchés Parisiens, notamment des termites au chocolat. Aujourd’hui, les insectes commencent à faire leur retour en France et on peut en retrouver de toutes formes, natures ou cuisinés.

Le vers de farine est un des insectes comestibles biologiques disponible en France
Le vers de farine est un des insectes comestibles biologiques disponible en France

Des qualités nutritives exceptionnelles

Riches en protéine, minéraux et vitamines, les insectes sont un vrai concentré de nutriments. Pour donner un exemple, un steak haché de 100 grammes est l’équivalent en protéine de six criquets. De plus, la plupart des insectes contiennent très peu de lipides, et sont donc plus sains que de la viande rouge.

Une alimentation plus respectueuse de l’environnement

Tandis que l’élevage de bovin nécessite une quantité d’eau, de nourriture, mais aussi d’espace très importante, les insectes n’ont que très peu de besoins… Il est même relativement facile d’élever soit même ses propres insectes à la maison. L’acheminement de la marchandise non plus, n’est plus un problème puisque les insectes peuvent être élevés partout.

Même si d’un point de vue culturel, il faudra sans doute quelques années avant que les insectes débarquent dans nos assiettes, ce serait, une solution très efficace d’un point de vue écologique mais aussi économique.
Outre leur aspect peu avenant, qui peut facilement faire peur aux moins téméraires, les insectes ont un goût peu prononcé de noisettes, de viandes séchées ou de bacon selon les variétés. Ils peuvent donc facilement se marier avec vos plats sucrés ou salés.

Le magasin en ligne inxect.com propose un large choix d’insectes natures, assaisonnés au curry, au fromage ou encore à la sauce barbecue. Côté sucré, le site propose des chocolats aux insectes croquants, ainsi que des sucettes et des bonbons qui ne manqueront pas de surprendre vos convives.
Nous avons récemment rencontré, Romain Fessard créateur du magasin Inxect.com, pour qu’il nous fasse découvrir quelques uns de ses meilleurs

Produits :

Les grillons :
Avec un goût proche de celui de la noisette ou de l’amande, ils peuvent être consommés nature, sucrés ou salés. Les grillons sont riches en éléments nutritifs : Protéines, fibres et minéraux (Calcium, magnésium, fer et phosphore)
Les vers de farine :
Leur goût est relativement discret, et on peut vraiment le marier avec tout. Riche en protéines, ils peuvent aisément se substituer à la viande.
Les termites rouges :
Leur goût est assez proche de celui du bacon, mais de manière beaucoup plus douce et légèrement sucrée.
Les fourmis :
Légèrement épicées, elles se marient parfaitement avec de nombreux plats et permettent de relever délicatement le goût.

Boutique Biologiquement.comInsectes comestibles de S. Much : un livre introductif

  Posté par insectecomestiblebio       Laisser un commentaire
[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Ah ces fameux insectes dont on n’arrête pas de nous parler en ce moment ! La production de viande coûte cher, consomme beaucoup, etc, alors la consommation d’insectes serait LA solution pour l’avenir.

Et en plus, leur teneur en protéines serait supérieure à la viande et au poisson. Alors qu’en est-il de ces insectes comestibles ? La réponse, j’espère, avec cet ouvrage de S. Much, publié chez Plume de carotte, collection Terra curiosa.

J’ai déjà goûté à des insectes, à vrai dire. Ils étaient séchés, et ce n’était pas… très goûtu. J’ai juste pris 2 ou 3 petits bouts, mais ça avait surtout goût de fumé, de cendres. Bref, ce n’était pas transcendant. Cependant, c’est tout à fait par hasard que je me suis retrouvée à lire ce livre. En effet, en me baladant dans les rayonnages de la bibliothèque de ma ville, je suis tombée sur celui-ci en tête de rayon. Curieuse d’en savoir plus sur ce que ces petites bêtes pourraient nous apporter, je l’ai donc emprunté.

Un livre instructif sur la consommation des insetes
Un livre instructif sur la consommation des insetes

Ce livre se compose de deux parties :

Manger des insectes

Cette rubrique est fort instructive. En effet, elle débute sur un historique de la consommation d’insectes. C’est là qu’on apprend, en fait, qu’il y a fort longtemps, ils étaient très consommés. Les coutumes des différents pays sont également présentées. On nous parle ensuite des différents types de consommation (frais, grillés, séchés), puis, de leurs propriétés nutritionnelles. Un chapitre est également fait sur les peurs que nous pourrions avoir à cette consommation. De cette partie, une phrase m’a marquée, et je voudrais vous la citer. « Vous rechignez devant une assiette de cloportes mais vous dégustez avec plaisir du dégueulis d’abeilles (miel), des ovules de poules (œufs), du pain moisi (dans le roquefort), du sang de porc (boudin noir), des intestins (andouilles), de la langue de bœuf, des cuisses de grenouilles, des escargots, des rognons, des tripes… sans parler des huîtres que l’on mange vivantes, de la présure pour faire le yaourt et le fromage qui n’était autre que les sécrétions de l’estomac des veaux et des agneaux. Un criquet est-il si différent de la crevette qui orne nos plateaux de fruits de mer ? ». Même s’il y a quelques produits que je ne mange pas dans cette liste d’exemples, cela pousse à la réflexion.

Portrait d’insectes comestibles

Dans cette seconde partie, les différents insectes y sont décrits. L’auteur nous parle mode de vie, variété des espèces, histoire de leur consommation, etc. Et puis on y parle aussi consommation avec ses utilisations possibles en cuisine, et le goût. Selon les insectes, le côté culinaire est plus ou moins présent. Cette seconde partie s’apparente plus à une mini encyclopédie sur les insectes, ce qui est intéressant, au demeurant, mais peut être un peu long. J’aurais aimé moins d’informations techniques, et plus concernant l’usage en cuisine.

Livre de recettes

Cet ouvrage contient un livret de 14 recettes à base d’insectes. Spaghettis aux grillons, tortilla aux bombyx, quiche aux asticots et larves de ténébrion, fondue au chocolat aux insectes, etc. Bon, le nom des recettes avec ces insectes, perso, j’ai quand même du mal. Mais bon, c’est peut-être bon 😉 .

Bilan : Le livre est intéressant pour qui voudrait une introduction à la consommation d’insectes. Mais il peut également convenir à ceux s’intéressant aux insectes tout simplement. J’ai juste trouvé la seconde partie trop longue, et les recettes, de nom, ne font pas toutes saliver. Néanmoins, si on me prépare un plat à base de ces petites bêtes, mais fraîches cette fois, je serais partante pour tester 😉 . En bonus, il y a également un petit poster à l’ancienne, un peu comme il y avait dans les salles de classe à l’époque.

Boutique Biologiquement.comLes insectes dans nos assiettes

  Posté par insectecomestiblebio       Laisser un commentaire
[Total : 2    Moyenne : 2.5/5]

Grillons, criquets, larves, chenilles… dix insectes comestibles sont désormais autorisés à la vente en Belgique. Et c’est une première européenne !

FAO encourage désormais la consommation d’insectes au niveau mondial
FAO encourage désormais la consommation d’insectes au niveau mondial

Le Belge trouvera-t-il demain des insectes comestibles dans son assiette ? Non ! Et pour cause, ces petites bestioles dont on n’arrête pas de vanter les qualités nutritionnelles et écologiques, sont déjà à notre menu. De manière encore timide certes, mais bien réelle. Après les sucettes au scorpion, les pralines aux grillons, voici maintenant des tapenades gourmandes aux vers de farine, concoctées par un chef étoilé ! Mieux, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, l’Afsca, vient d’autoriser officiellement la commercialisation de dix espèces d’insectes destinés à la consommation humaine, dont le criquet migrateur africain, mais aussi le grillon domestique, le ver de farine ou la chenille de bombyx. Les fourmis devraient quant à elles rester des invitées indésirables lors des pique-niques, et pas encore un plat de résistance. Qu’on ne s’y trompe pas, l’annonce de cette autorisation n’a rien d’anodin. Jusqu’ici, la vente d’insectes comestibles n’était ni vraiment interdite ni vraiment autorisée. Et cela pas seulement en Belgique, mais dans l’Europe entière. Cette décision de l’Afsca est donc une première européenne, qui préfigure peut-être une autorisation généralisée au sein de l’Union.

Mieux que la viande !

Cette autorisation est d’autant moins anodine que l’introduction d’insectes dans notre assiette pourrait n’être qu’une réponse aux grands défis qui se profilent en matière alimentaire et écologique. Même la très sérieuse FAO en est convaincue et encourage désormais la consommation d’insectes au niveau mondial. On comprend pourquoi, quand on sait qu’en 2050, la terre devra nourrir 9 milliards d’êtres humains. Où trouver les protéines que tous ces Terriens devront consommer pour vivre ou survivre ? Dans la viande ? Peu probable, les ressources agricoles et les espaces cultivables sont déjà limités et les biotopes naturels sous pression. Une solution : inscrire des insectes à notre menu. Ce n’est pas le choix qui manque : il en existe au moins mille cinq cents espèces comestibles, la plupart riches en protéines et en lipides d’excellente qualité. Comparés à l’élevage traditionnel, les invertébrés présentent d’indéniables avantages. À commencer par leur taux de conversion alimentaire : en moyenne 2 kg d’aliments pour 1 kg d’insectes. Alors qu’il en faut huit pour produire un seul kilo de viande de bœuf. Les insectes se révèlent aussi des modèles en matière de lutte contre les changements climatiques, l’autre grand point noir de l’élevage classique. Par kilo, ils produisent dix à cent fois moins de gaz à effet de serre que les porcs d’élevage. Plus sobres que des chèvres, ils peuvent de surcroît se contenter de déchets organiques comme nourriture, là où poulets, porcs ou bovins exigent une alimentation plus noble. En clair, élever des insectes à la place de bétail permettrait de faire aussi bien avec moins.

Production industrielle

Cette perspective n’est d’ailleurs pas sans susciter les appétits de la filière des aliments pour animaux, jusqu’ici fort dépendante des importations de soja américain ou des farines de poisson, sérieusement décriées. Plusieurs projets d’élevage d’insectes à l’échelle industrielle ont déjà vu le jour un peu partout dans le monde. Dans cette révolution alimentaire en marche, la Belgique n’est pas en reste. L’unité d’entomologie de Gembloux Agro-Bio Tech (ULg), dont la compétence en matière d’insectes comestibles est reconnue au niveau international, peaufine ainsi la création d’une spin-off. Objectif là aussi, une production à l’échelle industrielle d’insectes à destination de l’alimentation animale, voire humaine. «On parle d’une production de dizaines de tonnes d’insectes par an», précise le professeur Frédéric Francis, l’un des responsables du projet. Autant dire que pour lui, l’annonce de l’Afsca incite plutôt à l’optimisme : «C’est une bonne nouvelle, car cela démontre le potentiel de l’insecte. L’autorisation est tout de même subordonnée au respect des normes alimentaires en vigueur, notamment en matière d’hygiène, de traçabilité, d’étiquetage. Pour les producteurs, les transformateurs, il y aura donc toute une série de démarches à accomplir avant de pouvoir mettre leurs produits sur le marché. C’est tout à fait positif cependant et c’est une décision à laquelle nous nous attendions, même si nous avons été surpris par la vitesse à laquelle elle a été prise».

Barres protéinées aux insectes

Pour le consommateur, l’approbation de l’Afsca ne devrait guère avoir de conséquences immédiates. Mais à moyen terme, il pourrait voir débarquer dans les rayons une panoplie de nouveaux produits à base d’insectes : snacks de criquets pour l’apéritif, plats cuisinés, sauces… Dans l’unité du professeur Frédéric Francis, on teste par exemple des poudres contenant 80 % d’insectes que l’on utilise pour confectionner des mayonnaises, des cakes, des biscuits ou du pain ! Des barres aux insectes entiers et au riz soufflé ont aussi été développées. Bourrées de protéines d’excellente qualité, elles suscitent l’intérêt des sportifs et bodybuilders. Bref, la question aujourd’hui n’est sans doute plus de savoir pourquoi manger des insectes et encore moins quand, mais plutôt de savoir sous quelle forme !

C’est du belge !

Depuis mi-septembre, les premiers produits de bouche à base d’insectes ont fait leur apparition sur le marché belge. Élaborés par Damien Huysmans et Anne De Decker sous la marque Green Kow, avec la collaboration du chef doublement étoilé Sanghoon Degeimbre, cette gamme se veut gourmande et bio. Elle se compose pour l’instant de deux tartinades de légumes (tomates ou carottes) relevées de vers de farine ou ténébrions. À utiliser sur des toasts en apéritif ou comme base pour des sandwiches. «Ce lancement est, d’après nous, une vraie première européenne à cette échelle. C’est en tout cas la première fois que des produits normaux à base d’insectes sont distribués sous une vraie marque et disponibles dans de nombreux magasins, et pas seulement sur internet ou comme simple curiosité alimentaire», souligne Damien Huysmans. «Les insectes ne sont pas certifiables en bio actuellement. Et puis c’est un début. Nous devrions ensuite aller vers d’autres produits à concentration plus élevées en insectes. Et les consommateurs pourront nous suivre en toute confiance».

Boutique Biologiquement.comLES INSECTES, L’EN-CAS DE DEMAIN ?

  Posté par insectecomestiblebio       Laisser un commentaire
[Total : 0    Moyenne : 0/5]

En Occident, on se délecte d’escargots, d’huîtres et de crevettes. Alors pourquoi l’idée de manger des insectes bio en rebute-t-elle autant ?

Plus d’un millier d’espèces d’insectes est consommé avec bonheur à travers l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Sud : des grillons, des guêpes, des fourmis et même des libellules. Simple bon sens : les insectes sont riches en protéines, en fibres, en vitamines et en minéraux, alors même que leur élevage est plus économe en espace et en ressources que le bétail conventionnel. Et dans l’optique de nourrir de façon durable les neuf milliards d’individus avec lesquels on partagera la planète d’ici 2050, ce n’est pas anodin. Pourtant sous nos latitudes, on ne présente la consommation d’insectes que comme une punition ou un défi, façon Man vs Wild.

Mais la vérité, c’est qu’on est très ignorant sur le sujet. D’abord, il ne s’agit que rarement de les manger crus, et encore moins vivants. Les insectes sont généralement frits, grillés ou déshydratés – et donc croustillants – et leur saveur torréfiée est un support idéal pour toutes sortes d’épices et d’aromates (bien pratiques aussi pour masquer une éventuelle amertume).

Manger des insectes pour leurs vitamines, protéines et oligo-éléménts
Manger des insectes bio pour leurs vitamines, protéines et oligo-éléménts

Un produit inhabituel

C’est ce constat qui a poussé deux jeunes Français intrépides à créer Jimini’s, une marque d’insectes comestibles à grignoter. Leurs criquets et leurs molitors – de grosses larves déshydratées, si, si – sont assaisonnés (ail et fines herbes, sésame et cumin, curry fruité…) et présentés en petites boîtes à partager. Leur idée, c’est de populariser la consommation des insectes bio en l’attaquant par la face ludique et conviviale. Et effectivement, ça fait son petit effet lors d’un apéro avec des amis, quand les cris d’effroi et les rires nerveux laissent place au consensus : c’est inhabituel, mais c’est très bon. Si on a envie de passer à l’étape suivante et cuisiner ses propres insectes – en salade ! avec des spaghettis ! enrobés de chocolat ! – il faut s’approvisionner en insectes « nature ». Méfiance si on veut les récolter soi-même : il est difficile d’identifier les espèces consommables, et encore plus de s’assurer qu’ils ne sont pas contaminés aux pesticides et divers polluants.

On peut donc se tourner vers les sites spécialisés, en s’assurant qu’ils vendent des produits destinés à l’alimentation humaine (les reptiles s’en délectent aussi) et en privilégiant ceux qui offrent transparence et traçabilité. Comme pour tout aliment, il faut s’intéresser à la provenance (on préférera une production française ou hollandaise à un import du bout du monde) et au mode d’élevage (alimentation des insectes, respect de l’environnement).
S’il n’existe pas (encore ?) de certification « Agriculture Biologique » pour les insectes, le producteur midi-pyrénéen Micronutris s’engage à nourrir ses insectes avec des aliments bio, à l’exclusion de toute substance accélératrice de croissance.
Et si tout ça reste encore au-dessus de vos forces, rassurez-vous : comme la consommation d’insectes en l’état risque de mettre du temps à entrer dans notre culture, les chercheurs planchent sur des farines d’insectes qui permettront ni vu ni connu de booster l’apport nutritionnel de vos plats préférés.

Attention : la consommation des insectes est à éviter absolument si vous êtes allergiques aux crustacés.

Livre : Les Insectes comestibles, S. Much (Plume de Carotte).

Boutique Biologiquement.comUn jour, des insectes comestibles sortiront de vos imprimantes 3D !

  Posté par insectecomestiblebio       Laisser un commentaire
[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Susan Soares, designer d’origine portugaise compte sur l’impression 3D pour encourager la consommation d’insectes en leur donnant un aspect plus attrayant. Préparez-vous à écouter les cigales chanter dans vos cuisines…

Inciter à consommer les insectes grâce à l’impression 3D

Dans quelques dizaines d’années, les insectes constitueront peut être une partie de notre alimentation. L’ONU estime que, vu l’évolution croissante de la population mondiale, il deviendra nécessaire de trouver de nouvelles sources d’alimentations. Hors, la consommation d’insectes possède de nombreux avantages. Riches en apports nutritionnels, ils sont présents sur tous les continents depuis la nuit des temps, supportent tous types de climats ou presque, et représentent déjà un régime alimentaire pour de nombreuses cultures. L’élevage, facilement réalisable et économique, est bien moins polluant qu’un élevage de bétails pour un rendement bien plus élevé.

Fort de ces nombreux avantages, la pratique de l’entomophagie ( la consommation d’insectes par les humains) se confronte à un problème de taille. Les consommateurs potentiels ne sont pas encore prêts à franchir le pas. Beaucoup ont en horreur, leur seule présence et les manger dépasse l’entendement. C’est pourquoi Soares a eu l’idée de concevoir une pâte comestible à base de crickets et de bousiers, destinée à être modelée par impression 3D, histoire de donner un aspect plus séduisant que leur aspect original. Toutes sortes de formes et de motifs seraient alors envisageables. Soares pourrait amorcer ce virage culinaire inéluctable pour certains spécialistes, et jouer un rôle majeur dans notre futur mode de consommation.

Bon appétit bien sûr !

Boutique Biologiquement.comElevages d’insectes comestibles à domicile : le livre qui vous explique tout

  Posté par insectecomestiblebio       3 commentaires
[Total : 4    Moyenne : 1/5]

Le FARM 432, une drôle de boite au design futuriste permettant d’avoir chez soi un élevage de mouches soldat noires dont les larves sont comestibles bio.

 

la culture d’insectes nécessite beaucoup moins d’énergie que l’élevage d’animaux
la culture d’insectes nécessite beaucoup moins d’énergie que l’élevage d’animaux

Un livre en français sur les élevages d’insectes comestibles

Et bien en attendant qu’un tel objet soit commercialisé en France l’équipe d’Insectes au Menu a découvert il y a peu sur la toile un livre en français dont l’auteur nous présente l’élevage d’animaux et parmi eux un certain nombre d’insectes. L’ouvrage contient notamment une vingtaine de page sur l’élevage d’insectes comestibles et encore une dizaine de page sur l’élevage de vers.

Elevage d'insectes biologiques
Elevage d’insectes biologiques

« J’ai décidé de consacrer une partie de mon livre à l’élevage d’insectes comestibles car c’est l’alimentation du futur. La terre ne pourra plus remplir son rôle de mère nourricière car le bétail engendre beaucoup de gaz à effet de serre. » confie l’auteur à Insecte au Menu

On trouve en particulier dans ce livre des informations détaillées sur l’élevage de grillons comestibles avec comme base un vivarium de 75L. La méthode présentée pouvant s’appliquer à d’autres insectes comestibles comme les criquets ou les vers de farine.

L’élevage d’insectes comestibles : facile et rentable

Les insectes comestibles sont très faciles à élever : « ils se nourrissent de légumes, fruits, flocons d’avoine, carottes, coupés en petits morceaux. » de plus « Pour 2 kg d’aliments on obtient 1 kg d’insectes, et pour les bovins il faut 8 kg d’aliments pour 1 kg de viande » précise l’auteur qui met également en avant l’importance de respecter une hygiène parfaite lorsqu’il s’agit d’insectes comestibles destinés à la consommation humaine.

Titre : ELEVAGE D’INSECTES COMESTIBLES
Par : AMANDINE
élevage d’insectes comestibles, petits élevages, photos, citations
Decouverte, Le Galion
Informations :Nombre de pages : 188, Couverture : souple – rives tradition, Format : 15.6×23.4cm, Couleur : couleur, Type papier : olin blanc naturel, Pelliculage : pas de pelliculage

Boutique Biologiquement.comLes insectes : une obligation pour les régimes riches en protéines

  Posté par insectecomestiblebio       Laisser un commentaire
[Total : 4    Moyenne : 3/5]

Arnold van Huis est un expert en la matière des insectes tropicaux spécialement dans leur comportement et la lutte biologique, il est basé à l’Université de Wageningen. Ce dernier préconise des croisement d’insectes comme aliment tant pour le bétail que pour la consommation humaine.

Ici, Van Huis parle de la façon dont les insectes peuvent aider à résoudre des problèmes de sécurité alimentaire et de nutrition en général d’où le nouveau projet financé par l’UE sur les insectes et les animaux, appelé PROTeINSECT qui s’adapte dans des efforts plus larges dans ce domaine. Il parle également de la cuisine avec des insectes.

Interview avec Van Huis :

Pourquoi faire des insectes une alimentation humaine ou animale mérite-t-il une plus grande attention ?

Je suis un entomologiste tropical et le plus important pour moi est que les gens des pays développés ne pensent pas aux insectes comme une nourriture primitive, car c’est complètement absurde. J’espère que les gens vont réévaluer cette ressource alimentaire. Les Européens ne parlent jamais des insectes parce que nous avons un parti pris occidental. J’espère que mon dernier livre, publié récemment par la FAO et intitulée “Les insectes comestibles : les perspectives d’avenir pour la nourriture et la sécurité alimentaire”, premettra de relever des défis ainsi que d’abattre certains préjugés. Je montre également les avantages environnementaux croissants des insectes. Sur le plan nutritionnel, les insectes ne sont pas un aliment de qualité inférieure. Par ailleurs, outre leur niveau élevé de protéines, les niveaux de zinc et de fer sont plus élevés chez les insectes que dans n’importe quel aliment aujourd’hui consommé en Occident. Un milliard de personnes souffrent d’anémie aujourd’hui (forme de carence en fer) et, dans le monde, deux milliards ont des déficiences en zinc . S’appuyer sur ​​les insectes pourrait réellement faire une différence, sans oublier les protéines.

Comment les insectes peuvent-ils contribuer à la sécurité alimentaire ?

Dans le court terme, les insectes seront de plus en plus utilisés comme aliments pour la production de poissons et des animaux d’élevage, tout du moins dans le monde occidental. Aujourd’hui, les centres de pisciculture reposent sur l’huile ou la farine de poisson amassés dans l’océan. Mais la surexploitation devient un problème et ces ingrédients sont chers car rares. Le soja est utilisé comme source de protéines pour l’alimentation animale, mais il devient trop coûteux également. En conséquence, les insectes pourraient être une alternative plus que viables pour les protéines.
Ainsi, même s’ils ne sont pas communs dans le monde occidental, les insectes peuvent être consommés comme aliments seuls. De cette manière également, les insectes peuvent contribuer à la sécurité alimentaire.

Quels insectes pourrions-nous développer pour nourrir nos poulets, bovins et porcs ?

Quand on regarde les insectes qui peuvent être cultivés pour notre alimentation on pense tout de suite aux vers à farine, aux mouches noires et aux larves de mouche. Leur teneur en protéines est par ailleurs assez élevée. Pourtant, il ne semble pas que les poissons ou la volaille, par exemple, posent de problèmes. Et cela revient presque au même puisque les poulets mangent des insectes quand ils sont en extérieur. Mais si l’on ose proposer des insectes directement aux humains, alors… on s’écrit “beurk !”.
Cela peut ne pas être aussi difficile à surmonter qu’il y paraît , si on fait des insectes des repas gastronomiques suffisamment attractifs, tout est dans la présentation.

Quels sont les défis dans la production d’insectes pour l’alimentation humaine et animale ?

Le problème est que nous devons toujours produire pour que ce soit économiquement viable. Nous avons besoin de mécaniser l’ensemble des systèmes parce que l’industrie alimentaire se consomme en tonnes et non en kilogrammes. Néanmoins nous commençons à voir un tout nouveau secteur se mettre en place . Il y a des entreprises développant des systèmes pilotes de production afin de produire de grandes quantités chaque jour. Normalement, les insectes sont cultivées sur des plateaux, mais cela nécessite une main-d’oeuvre trop conséquente.

Cette question est étudiée dans différentes parties du monde et également dans un certain nombre de pays européens où de grandes sociétés produisent déjà des insectes pour l’alimentaire, comme par exemple Haocheng qui produit des vers de farine en Chine. Si on fait un calcul et que l’on remplace un pour cent de la viande consommée actuellement avec des insectes, cela nécessitera une énorme industrie. Ainsi plus de personnes sont impliquées, plus les solutions seront trouvées – et rapidement !

Quels sont les avantages environnementaux des insectes ?

Il faut trouver des façons plus durables pour nourrir le bétail, ce dernier peut prendre jusqu’à 70 % de nos terres agricoles. Et la demande de viande devrait doubler d’ici à 2050. Aujourd’hui, nous consommons sans le vouloir des insectes, notamment par les volailles même ce ne sont que des quantités dérisoires. Mais il serait beaucoup plus durable que nous élevions des insectes près des déchetteries et que nous les nourrissions de notre bétail. Par exemple, les larves de la mouche de soldat noir, la mouche domestique et les vers de farine peuvent être cultivés sur tous les déchets organiques. Il a récemment été montré que les vers de farine, considérés comme une source de protéines pour les hommes, produisent beaucoup moins d’émissions de gaz à effet de serre et nécessitent beaucoup moins de terres que les poulets, les porcs et les bovins.

Boutique Biologiquement.comDES INSECTES DANS VOTRE ASSIETTE ?

  Posté par insectecomestiblebio       Laisser un commentaire
[Total : 1    Moyenne : 5/5]

La Belgique devient le premier pays européen à mettre en place une réglementation sanitaire concernant les insectes comestibles.

Des insectes comestibles bio ?

Ils ont toujours existé bien sûr, et leur consommation est très fréquente hors de nos frontières, notamment en Afrique et en Asie. Mais leur consommation semble se banaliser chez nous, notamment depuis qu’on connaît leurs bénéfices nutritionnels. C’est pourquoi l’AFSCA a mis en place quelques règles.

Préparations à base d'insectes comestibles
Préparations à base d’insectes comestibles

Quels insectes peut-on consommer ?

Il y en a 10, qui vont du grillon domestique au ver de farine en passant par deux criquets et diverses chenilles.
Par ailleurs, les entreprises qui vendent ou transforment des criquets destinés à l’alimentation humaine doivent obtenir une autorisation de l’AFSCA, qui précise que les règles générales de la législation (bonnes pratiques d’hygiène, traçabilité, etc.) sont en vigueur pour les insectes comme pour le reste de l’alimentation.