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L’entomophagie ( le fait de manger des insectes ) est une pratique contemporaine dans plus d’une centaine de pays sur la planĂšte : ThaĂŻlande, Laos, IndonĂ©sie, Afrique du sud, Botswana, Venezuela, Colombie, Mexique … Sans compter les tribus indigĂšnes.

Dans la plupart des cas, ces insectes comestibles bio tiennent une part importante dans le régime alimentaire des populations concernées.

Mais pourquoi donc ?

Les insectes comestibles bio prĂ©sentent une variĂ©tĂ© de texture et de saveurs aussi importante qu’il y a d’espĂšces comestibles ( plus de 1500 environ ). Cependant, trĂšs souvent, ils sont prĂ©parĂ©s pour prĂ©senter un croustillant, voire un croquant , trĂšs agrĂ©able en bouche. Leur goĂ»t est en gĂ©nĂ©ral assez lĂ©ger et permet aux Ă©pices les accompagnant de s’exprimer au maximum.

Ce sont ces caractéristiques gustatives qui en font un met trÚs apprécié dans de nombreux pays. En Thaïlande, par exemple, contrairement aux idées reçues, la raison principale de manger des insectes bio est leur goût trÚs recherché loin devant le poids culturel ou le manque de ressources alimentaires.

Un des avantages principaux des insectes comestibles bio, et c’est peut-ĂȘtre le plus connu, est qu’ils sont en gĂ©nĂ©ral composĂ©s de beaucoup de protĂ©ines. En fonction des espĂšces, le taux varie bien sur mais il avoisine trĂšs souvent 60% de protĂ©ines en poids sec. C’est une raison pour laquelle la FAO encourage fortement l’entomophagie ; elle publie un tableau rĂ©sumant cette caractĂ©ristique dans son codex alimentarius dĂ©diĂ© aux insectes bio : valeurs en poids et pour 100g

Cliquer sur le tableau pour l’agrandir 

Tableau des valeurs nutritives par insectes comestibles bio

Tableau des valeurs nutritives par insectes comestibles bio

FAO : Food and agriculture organization, soit « Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture », une organisation des Nations unies.
On constate que le taux de protĂ©ines dans les insectes comestibles bio est en gĂ©nĂ©ral comparable Ă  celui de la viande de bƓuf et dans certains cas il est mĂȘme nettement supĂ©rieur ( sauterelles et grillons ).
En complĂ©ment de cette nature super protĂ©inĂ©e, les insectes comestibles bio sont souvent riches en vitamines et minĂ©raux. On constate des taux importants de fer, phosphate, calcium et potassium chez le grillon et la sauterelle et une importante prĂ©sence de vitamines A, B2 et C dans la composition de nombreux orthoptĂšres ( grillon, sauterelles, … ) et lĂ©pidoptĂšres ( vers Ă  soie, vers de bambou, … ).

Une solution d’avenir Ă©cologique :

Comme l’exprime la FAO depuis plusieurs annĂ©es, les insectes comestibles bio reprĂ©sentent une formidable ressource Ă©cologique pour nourrir une grande partie de l’humanitĂ©. Les problĂšmes actuels rĂ©pandus de sous-nutrition et malnutrition ainsi que les projections dĂ©mographiques pour la planĂšte d’ici 2050 ( estimation des Nations Unies de 9 milliards d’humains ) laissent envisager un futur assez difficile pour nos enfants si les choses restent comme elles sont. Heureusement nous avons diffĂ©rentes solutions Ă  notre disposition et manger des insectes bio est l’une des plus efficaces et des plus Ă©cologiques.

Les insectes comestibles bio ont des cycles de reproduction trĂšs courts ( environ 2 mois pour le grillon ) et un taux de reproduction trĂšs Ă©levĂ© ( environ 1300 Ɠufs en 3 Ă  4 semaines de gestation pour le grillon ) en comparaison du bĂ©tail conventionnel. Ces deux caractĂ©ristiques permettent d’envisager de nourrir une grande quantitĂ© d’humains et de faire de façon naturelle, de façon “bio”.

D’autre part, les insectes sont des animaux Ă  sang froid et possĂšdent ainsi un taux de conversion alimentaire extrĂȘmement Ă©levĂ©. En effet, lorsqu’il faut 10kg de vĂ©gĂ©taux pour obtenir 1kg de protĂ©ines de bƓuf, il ne faut que 2kg de vĂ©gĂ©taux pour obtenir le mĂȘme kg de protĂ©ines d’insectes comestibles bio. De plus, la surface nĂ©cessaire pour faire un Ă©levage d’insectes comestibles est trĂšs infĂ©rieure Ă  celle nĂ©cessaire aux Ă©levages de bĂ©tail conventionnel. Ceci a un Ă©norme impact alimentaire et Ă©cologique.
PremiĂšrement, une grande quantitĂ© de surfaces agraires est ainsi libĂ©rĂ©e pour revenir Ă  des cultures vivriĂšres pour l’homme et non pour le bĂ©tail et deuxiĂšmement la facture Ă©nergĂ©tique pour produire 1kg de protĂ©ine est grandement rĂ©duite.
Mais la liste des avantages Ă©cologiques de l’entomophagie ne s’arrĂȘte pas lĂ . Les Ă©missions de gaz Ă  effets de serre liĂ©es Ă  un Ă©levage d’insectes comestibles bio sont bien infĂ©rieures Ă  celles observĂ©es dans un Ă©levage porcin par exemple et jusqu’Ă  100 fois infĂ©rieures Ă  celle observĂ©es dans un Ă©levage bovin. Les Ă©missions d’ammoniac sont elles aussi bien infĂ©rieures.
Toutes cas caractĂ©ristiques font de l’entomophagie l’une des meilleurs solutions d’avenir pour rĂ©duire l’impact Ă©cologique de l’agriculture, estimĂ© aujourd’hui Ă  13.5% des Ă©missions humaines d’aprĂšs le GIEC.

GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’Ă©volution du climat


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Peu appétissants pour nous Européens, les insectes sont des aliments facilement TROUVABLE en magasin, trÚs appréciés en Asie, en Amérique du sud, ou encore en Afrique.

NĂ©anmoins, au dĂ©but du dĂ©but du 20Ăšme siĂšcle, on pouvait aussi en trouver sur les marchĂ©s Parisiens, notamment des termites au chocolat. Aujourd’hui, les insectes commencent Ă  faire leur retour en France et on peut en retrouver de toutes formes, natures ou cuisinĂ©s.

Le vers de farine est un des insectes comestibles biologiques disponible en France

Le vers de farine est un des insectes comestibles biologiques disponible en France

Des qualités nutritives exceptionnelles

Riches en protĂ©ine, minĂ©raux et vitamines, les insectes sont un vrai concentrĂ© de nutriments. Pour donner un exemple, un steak hachĂ© de 100 grammes est l’équivalent en protĂ©ine de six criquets. De plus, la plupart des insectes contiennent trĂšs peu de lipides, et sont donc plus sains que de la viande rouge.

Une alimentation plus respectueuse de l’environnement

Tandis que l’élevage de bovin nĂ©cessite une quantitĂ© d’eau, de nourriture, mais aussi d’espace trĂšs importante, les insectes n’ont que trĂšs peu de besoins
 Il est mĂȘme relativement facile d’élever soit mĂȘme ses propres insectes Ă  la maison. L’acheminement de la marchandise non plus, n’est plus un problĂšme puisque les insectes peuvent ĂȘtre Ă©levĂ©s partout.

MĂȘme si d’un point de vue culturel, il faudra sans doute quelques annĂ©es avant que les insectes dĂ©barquent dans nos assiettes, ce serait, une solution trĂšs efficace d’un point de vue Ă©cologique mais aussi Ă©conomique.
Outre leur aspect peu avenant, qui peut facilement faire peur aux moins téméraires, les insectes ont un goût peu prononcé de noisettes, de viandes séchées ou de bacon selon les variétés. Ils peuvent donc facilement se marier avec vos plats sucrés ou salés.

Le magasin en ligne inxect.com propose un large choix d’insectes natures, assaisonnĂ©s au curry, au fromage ou encore Ă  la sauce barbecue. CĂŽtĂ© sucrĂ©, le site propose des chocolats aux insectes croquants, ainsi que des sucettes et des bonbons qui ne manqueront pas de surprendre vos convives.
Nous avons rĂ©cemment rencontrĂ©, Romain Fessard crĂ©ateur du magasin Inxect.com, pour qu’il nous fasse dĂ©couvrir quelques uns de ses meilleurs

Produits :

Les grillons :
Avec un goĂ»t proche de celui de la noisette ou de l’amande, ils peuvent ĂȘtre consommĂ©s nature, sucrĂ©s ou salĂ©s. Les grillons sont riches en Ă©lĂ©ments nutritifs : ProtĂ©ines, fibres et minĂ©raux (Calcium, magnĂ©sium, fer et phosphore)
Les vers de farine :
Leur goût est relativement discret, et on peut vraiment le marier avec tout. Riche en protéines, ils peuvent aisément se substituer à la viande.
Les termites rouges :
Leur goût est assez proche de celui du bacon, mais de maniÚre beaucoup plus douce et légÚrement sucrée.
Les fourmis :
LégÚrement épicées, elles se marient parfaitement avec de nombreux plats et permettent de relever délicatement le goût.


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Ah ces fameux insectes dont on n’arrĂȘte pas de nous parler en ce moment ! La production de viande coĂ»te cher, consomme beaucoup, etc, alors la consommation d’insectes serait LA solution pour l’avenir.

Et en plus, leur teneur en protĂ©ines serait supĂ©rieure Ă  la viande et au poisson. Alors qu’en est-il de ces insectes comestibles ? La rĂ©ponse, j’espĂšre, avec cet ouvrage de S. Much, publiĂ© chez Plume de carotte, collection Terra curiosa.

J’ai dĂ©jĂ  goĂ»tĂ© Ă  des insectes, Ă  vrai dire. Ils Ă©taient sĂ©chĂ©s, et ce n’était pas
 trĂšs goĂ»tu. J’ai juste pris 2 ou 3 petits bouts, mais ça avait surtout goĂ»t de fumĂ©, de cendres. Bref, ce n’était pas transcendant. Cependant, c’est tout Ă  fait par hasard que je me suis retrouvĂ©e Ă  lire ce livre. En effet, en me baladant dans les rayonnages de la bibliothĂšque de ma ville, je suis tombĂ©e sur celui-ci en tĂȘte de rayon. Curieuse d’en savoir plus sur ce que ces petites bĂȘtes pourraient nous apporter, je l’ai donc empruntĂ©.

Un livre instructif sur la consommation des insetes

Un livre instructif sur la consommation des insetes

Ce livre se compose de deux parties :

Manger des insectes

Cette rubrique est fort instructive. En effet, elle dĂ©bute sur un historique de la consommation d’insectes. C’est lĂ  qu’on apprend, en fait, qu’il y a fort longtemps, ils Ă©taient trĂšs consommĂ©s. Les coutumes des diffĂ©rents pays sont Ă©galement prĂ©sentĂ©es. On nous parle ensuite des diffĂ©rents types de consommation (frais, grillĂ©s, sĂ©chĂ©s), puis, de leurs propriĂ©tĂ©s nutritionnelles. Un chapitre est Ă©galement fait sur les peurs que nous pourrions avoir Ă  cette consommation. De cette partie, une phrase m’a marquĂ©e, et je voudrais vous la citer. « Vous rechignez devant une assiette de cloportes mais vous dĂ©gustez avec plaisir du dĂ©gueulis d’abeilles (miel), des ovules de poules (Ɠufs), du pain moisi (dans le roquefort), du sang de porc (boudin noir), des intestins (andouilles), de la langue de bƓuf, des cuisses de grenouilles, des escargots, des rognons, des tripes
 sans parler des huĂźtres que l’on mange vivantes, de la prĂ©sure pour faire le yaourt et le fromage qui n’était autre que les sĂ©crĂ©tions de l’estomac des veaux et des agneaux. Un criquet est-il si diffĂ©rent de la crevette qui orne nos plateaux de fruits de mer ? ». MĂȘme s’il y a quelques produits que je ne mange pas dans cette liste d’exemples, cela pousse Ă  la rĂ©flexion.

Portrait d’insectes comestibles

Dans cette seconde partie, les diffĂ©rents insectes y sont dĂ©crits. L’auteur nous parle mode de vie, variĂ©tĂ© des espĂšces, histoire de leur consommation, etc. Et puis on y parle aussi consommation avec ses utilisations possibles en cuisine, et le goĂ»t. Selon les insectes, le cĂŽtĂ© culinaire est plus ou moins prĂ©sent. Cette seconde partie s’apparente plus Ă  une mini encyclopĂ©die sur les insectes, ce qui est intĂ©ressant, au demeurant, mais peut ĂȘtre un peu long. J’aurais aimĂ© moins d’informations techniques, et plus concernant l’usage en cuisine.

Livre de recettes

Cet ouvrage contient un livret de 14 recettes Ă  base d’insectes. Spaghettis aux grillons, tortilla aux bombyx, quiche aux asticots et larves de tĂ©nĂ©brion, fondue au chocolat aux insectes, etc. Bon, le nom des recettes avec ces insectes, perso, j’ai quand mĂȘme du mal. Mais bon, c’est peut-ĂȘtre bon 😉 .

Bilan : Le livre est intĂ©ressant pour qui voudrait une introduction Ă  la consommation d’insectes. Mais il peut Ă©galement convenir Ă  ceux s’intĂ©ressant aux insectes tout simplement. J’ai juste trouvĂ© la seconde partie trop longue, et les recettes, de nom, ne font pas toutes saliver. NĂ©anmoins, si on me prĂ©pare un plat Ă  base de ces petites bĂȘtes, mais fraĂźches cette fois, je serais partante pour tester 😉 . En bonus, il y a Ă©galement un petit poster Ă  l’ancienne, un peu comme il y avait dans les salles de classe Ă  l’époque.


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Grillons, criquets, larves, chenilles
 dix insectes comestibles sont dĂ©sormais autorisĂ©s Ă  la vente en Belgique. Et c’est une premiĂšre europĂ©enne !

FAO encourage dĂ©sormais la consommation d’insectes au niveau mondial

FAO encourage dĂ©sormais la consommation d’insectes au niveau mondial

Le Belge trouvera-t-il demain des insectes comestibles dans son assiette ? Non ! Et pour cause, ces petites bestioles dont on n’arrĂȘte pas de vanter les qualitĂ©s nutritionnelles et Ă©cologiques, sont dĂ©jĂ  Ă  notre menu. De maniĂšre encore timide certes, mais bien rĂ©elle. AprĂšs les sucettes au scorpion, les pralines aux grillons, voici maintenant des tapenades gourmandes aux vers de farine, concoctĂ©es par un chef Ă©toilé ! Mieux, l’Agence fĂ©dĂ©rale pour la sĂ©curitĂ© de la chaĂźne alimentaire, l’Afsca, vient d’autoriser officiellement la commercialisation de dix espĂšces d’insectes destinĂ©s Ă  la consommation humaine, dont le criquet migrateur africain, mais aussi le grillon domestique, le ver de farine ou la chenille de bombyx. Les fourmis devraient quant Ă  elles rester des invitĂ©es indĂ©sirables lors des pique-niques, et pas encore un plat de rĂ©sistance. Qu’on ne s’y trompe pas, l’annonce de cette autorisation n’a rien d’anodin. Jusqu’ici, la vente d’insectes comestibles n’était ni vraiment interdite ni vraiment autorisĂ©e. Et cela pas seulement en Belgique, mais dans l’Europe entiĂšre. Cette dĂ©cision de l’Afsca est donc une premiĂšre europĂ©enne, qui prĂ©figure peut-ĂȘtre une autorisation gĂ©nĂ©ralisĂ©e au sein de l’Union.

Mieux que la viande !

Cette autorisation est d’autant moins anodine que l’introduction d’insectes dans notre assiette pourrait n’ĂȘtre qu’une rĂ©ponse aux grands dĂ©fis qui se profilent en matiĂšre alimentaire et Ă©cologique. MĂȘme la trĂšs sĂ©rieuse FAO en est convaincue et encourage dĂ©sormais la consommation d’insectes au niveau mondial. On comprend pourquoi, quand on sait qu’en 2050, la terre devra nourrir 9 milliards d’ĂȘtres humains. OĂč trouver les protĂ©ines que tous ces Terriens devront consommer pour vivre ou survivre ? Dans la viande ? Peu probable, les ressources agricoles et les espaces cultivables sont dĂ©jĂ  limitĂ©s et les biotopes naturels sous pression. Une solution : inscrire des insectes Ă  notre menu. Ce n’est pas le choix qui manque : il en existe au moins mille cinq cents espĂšces comestibles, la plupart riches en protĂ©ines et en lipides d’excellente qualitĂ©. ComparĂ©s Ă  l’élevage traditionnel, les invertĂ©brĂ©s prĂ©sentent d’indĂ©niables avantages. À commencer par leur taux de conversion alimentaire : en moyenne 2 kg d’aliments pour 1 kg d’insectes. Alors qu’il en faut huit pour produire un seul kilo de viande de bƓuf. Les insectes se rĂ©vĂšlent aussi des modĂšles en matiĂšre de lutte contre les changements climatiques, l’autre grand point noir de l’élevage classique. Par kilo, ils produisent dix Ă  cent fois moins de gaz Ă  effet de serre que les porcs d’élevage. Plus sobres que des chĂšvres, ils peuvent de surcroĂźt se contenter de dĂ©chets organiques comme nourriture, lĂ  oĂč poulets, porcs ou bovins exigent une alimentation plus noble. En clair, Ă©lever des insectes Ă  la place de bĂ©tail permettrait de faire aussi bien avec moins.

Production industrielle

Cette perspective n’est d’ailleurs pas sans susciter les appĂ©tits de la filiĂšre des aliments pour animaux, jusqu’ici fort dĂ©pendante des importations de soja amĂ©ricain ou des farines de poisson, sĂ©rieusement dĂ©criĂ©es. Plusieurs projets d’élevage d’insectes Ă  l’échelle industrielle ont dĂ©jĂ  vu le jour un peu partout dans le monde. Dans cette rĂ©volution alimentaire en marche, la Belgique n’est pas en reste. L’unitĂ© d’entomologie de Gembloux Agro-Bio Tech (ULg), dont la compĂ©tence en matiĂšre d’insectes comestibles est reconnue au niveau international, peaufine ainsi la crĂ©ation d’une spin-off. Objectif lĂ  aussi, une production Ă  l’échelle industrielle d’insectes Ă  destination de l’alimentation animale, voire humaine. «On parle d’une production de dizaines de tonnes d’insectes par an», prĂ©cise le professeur FrĂ©dĂ©ric Francis, l’un des responsables du projet. Autant dire que pour lui, l’annonce de l’Afsca incite plutĂŽt Ă  l’optimisme : «C’est une bonne nouvelle, car cela dĂ©montre le potentiel de l’insecte. L’autorisation est tout de mĂȘme subordonnĂ©e au respect des normes alimentaires en vigueur, notamment en matiĂšre d’hygiĂšne, de traçabilitĂ©, d’étiquetage. Pour les producteurs, les transformateurs, il y aura donc toute une sĂ©rie de dĂ©marches Ă  accomplir avant de pouvoir mettre leurs produits sur le marchĂ©. C’est tout Ă  fait positif cependant et c’est une dĂ©cision Ă  laquelle nous nous attendions, mĂȘme si nous avons Ă©tĂ© surpris par la vitesse Ă  laquelle elle a Ă©tĂ© prise».

Barres protéinées aux insectes

Pour le consommateur, l’approbation de l’Afsca ne devrait guĂšre avoir de consĂ©quences immĂ©diates. Mais Ă  moyen terme, il pourrait voir dĂ©barquer dans les rayons une panoplie de nouveaux produits Ă  base d’insectes : snacks de criquets pour l’apĂ©ritif, plats cuisinĂ©s, sauces
 Dans l’unitĂ© du professeur FrĂ©dĂ©ric Francis, on teste par exemple des poudres contenant 80 % d’insectes que l’on utilise pour confectionner des mayonnaises, des cakes, des biscuits ou du pain ! Des barres aux insectes entiers et au riz soufflĂ© ont aussi Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©es. BourrĂ©es de protĂ©ines d’excellente qualitĂ©, elles suscitent l’intĂ©rĂȘt des sportifs et bodybuilders. Bref, la question aujourd’hui n’est sans doute plus de savoir pourquoi manger des insectes et encore moins quand, mais plutĂŽt de savoir sous quelle forme !

C’est du belge !

Depuis mi-septembre, les premiers produits de bouche Ă  base d’insectes ont fait leur apparition sur le marchĂ© belge. ÉlaborĂ©s par Damien Huysmans et Anne De Decker sous la marque Green Kow, avec la collaboration du chef doublement Ă©toilĂ© Sanghoon Degeimbre, cette gamme se veut gourmande et bio. Elle se compose pour l’instant de deux tartinades de lĂ©gumes (tomates ou carottes) relevĂ©es de vers de farine ou tĂ©nĂ©brions. À utiliser sur des toasts en apĂ©ritif ou comme base pour des sandwiches. «Ce lancement est, d’aprĂšs nous, une vraie premiĂšre europĂ©enne Ă  cette Ă©chelle. C’est en tout cas la premiĂšre fois que des produits normaux Ă  base d’insectes sont distribuĂ©s sous une vraie marque et disponibles dans de nombreux magasins, et pas seulement sur internet ou comme simple curiositĂ© alimentaire», souligne Damien Huysmans. «Les insectes ne sont pas certifiables en bio actuellement. Et puis c’est un dĂ©but. Nous devrions ensuite aller vers d’autres produits Ă  concentration plus Ă©levĂ©es en insectes. Et les consommateurs pourront nous suivre en toute confiance».


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En Occident, on se dĂ©lecte d’escargots, d’huĂźtres et de crevettes. Alors pourquoi l’idĂ©e de manger des insectes bio en rebute-t-elle autant ?

Plus d’un millier d’espĂšces d’insectes est consommĂ© avec bonheur Ă  travers l’Asie, l’Afrique et l’AmĂ©rique du Sud : des grillons, des guĂȘpes, des fourmis et mĂȘme des libellules. Simple bon sens : les insectes sont riches en protĂ©ines, en fibres, en vitamines et en minĂ©raux, alors mĂȘme que leur Ă©levage est plus Ă©conome en espace et en ressources que le bĂ©tail conventionnel. Et dans l’optique de nourrir de façon durable les neuf milliards d’individus avec lesquels on partagera la planĂšte d’ici 2050, ce n’est pas anodin. Pourtant sous nos latitudes, on ne prĂ©sente la consommation d’insectes que comme une punition ou un dĂ©fi, façon Man vs Wild.

Mais la vĂ©ritĂ©, c’est qu’on est trĂšs ignorant sur le sujet. D’abord, il ne s’agit que rarement de les manger crus, et encore moins vivants. Les insectes sont gĂ©nĂ©ralement frits, grillĂ©s ou dĂ©shydratĂ©s – et donc croustillants – et leur saveur torrĂ©fiĂ©e est un support idĂ©al pour toutes sortes d’épices et d’aromates (bien pratiques aussi pour masquer une Ă©ventuelle amertume).

Manger des insectes pour leurs vitamines, protéines et oligo-éléménts

Manger des insectes bio pour leurs vitamines, protéines et oligo-éléménts

Un produit inhabituel

C’est ce constat qui a poussĂ© deux jeunes Français intrĂ©pides Ă  crĂ©er Jimini’s, une marque d’insectes comestibles Ă  grignoter. Leurs criquets et leurs molitors – de grosses larves dĂ©shydratĂ©es, si, si – sont assaisonnĂ©s (ail et fines herbes, sĂ©same et cumin, curry fruité ) et prĂ©sentĂ©s en petites boĂźtes Ă  partager. Leur idĂ©e, c’est de populariser la consommation des insectes bio en l’attaquant par la face ludique et conviviale. Et effectivement, ça fait son petit effet lors d’un apĂ©ro avec des amis, quand les cris d’effroi et les rires nerveux laissent place au consensus : c’est inhabituel, mais c’est trĂšs bon. Si on a envie de passer Ă  l’étape suivante et cuisiner ses propres insectes – en salade ! avec des spaghettis ! enrobĂ©s de chocolat ! – il faut s’approvisionner en insectes « nature ». MĂ©fiance si on veut les rĂ©colter soi-mĂȘme : il est difficile d’identifier les espĂšces consommables, et encore plus de s’assurer qu’ils ne sont pas contaminĂ©s aux pesticides et divers polluants.

On peut donc se tourner vers les sites spĂ©cialisĂ©s, en s’assurant qu’ils vendent des produits destinĂ©s Ă  l’alimentation humaine (les reptiles s’en dĂ©lectent aussi) et en privilĂ©giant ceux qui offrent transparence et traçabilitĂ©. Comme pour tout aliment, il faut s’intĂ©resser Ă  la provenance (on prĂ©fĂ©rera une production française ou hollandaise Ă  un import du bout du monde) et au mode d’élevage (alimentation des insectes, respect de l’environnement).
S’il n’existe pas (encore ?) de certification « Agriculture Biologique » pour les insectes, le producteur midi-pyrĂ©nĂ©en Micronutris s’engage Ă  nourrir ses insectes avec des aliments bio, Ă  l’exclusion de toute substance accĂ©lĂ©ratrice de croissance.
Et si tout ça reste encore au-dessus de vos forces, rassurez-vous : comme la consommation d’insectes en l’état risque de mettre du temps Ă  entrer dans notre culture, les chercheurs planchent sur des farines d’insectes qui permettront ni vu ni connu de booster l’apport nutritionnel de vos plats prĂ©fĂ©rĂ©s.

Attention : la consommation des insectes est Ă  Ă©viter absolument si vous ĂȘtes allergiques aux crustacĂ©s.

Livre : Les Insectes comestibles, S. Much (Plume de Carotte).


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Susan Soares, designer d’origine portugaise compte sur l’impression 3D pour encourager la consommation d’insectes en leur donnant un aspect plus attrayant. PrĂ©parez-vous Ă  Ă©couter les cigales chanter dans vos cuisines…

Inciter Ă  consommer les insectes grĂące Ă  l’impression 3D

Dans quelques dizaines d’annĂ©es, les insectes constitueront peut ĂȘtre une partie de notre alimentation. L’ONU estime que, vu l’évolution croissante de la population mondiale, il deviendra nĂ©cessaire de trouver de nouvelles sources d’alimentations. Hors, la consommation d’insectes possĂšde de nombreux avantages. Riches en apports nutritionnels, ils sont prĂ©sents sur tous les continents depuis la nuit des temps, supportent tous types de climats ou presque, et reprĂ©sentent dĂ©jĂ  un rĂ©gime alimentaire pour de nombreuses cultures. L’élevage, facilement rĂ©alisable et Ă©conomique, est bien moins polluant qu’un Ă©levage de bĂ©tails pour un rendement bien plus Ă©levĂ©.

Fort de ces nombreux avantages, la pratique de l’entomophagie ( la consommation d’insectes par les humains) se confronte Ă  un problĂšme de taille. Les consommateurs potentiels ne sont pas encore prĂȘts Ă  franchir le pas. Beaucoup ont en horreur, leur seule prĂ©sence et les manger dĂ©passe l’entendement. C’est pourquoi Soares a eu l’idĂ©e de concevoir une pĂąte comestible Ă  base de crickets et de bousiers, destinĂ©e Ă  ĂȘtre modelĂ©e par impression 3D, histoire de donner un aspect plus sĂ©duisant que leur aspect original. Toutes sortes de formes et de motifs seraient alors envisageables. Soares pourrait amorcer ce virage culinaire inĂ©luctable pour certains spĂ©cialistes, et jouer un rĂŽle majeur dans notre futur mode de consommation.

Bon appétit bien sûr !


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Le FARM 432, une drĂŽle de boite au design futuriste permettant d’avoir chez soi un Ă©levage de mouches soldat noires dont les larves sont comestibles bio.

 

la culture d’insectes nĂ©cessite beaucoup moins d’énergie que l’élevage d’animaux

la culture d’insectes nĂ©cessite beaucoup moins d’énergie que l’élevage d’animaux

Un livre en français sur les Ă©levages d’insectes comestibles

Et bien en attendant qu’un tel objet soit commercialisĂ© en France l’équipe d’Insectes au Menu a dĂ©couvert il y a peu sur la toile un livre en français dont l’auteur nous prĂ©sente l’élevage d’animaux et parmi eux un certain nombre d’insectes. L’ouvrage contient notamment une vingtaine de page sur l’élevage d’insectes comestibles et encore une dizaine de page sur l’élevage de vers.

Elevage d'insectes biologiques

Elevage d’insectes biologiques

« J’ai dĂ©cidĂ© de consacrer une partie de mon livre Ă  l’Ă©levage d’insectes comestibles car c’est l’alimentation du futur. La terre ne pourra plus remplir son rĂŽle de mĂšre nourriciĂšre car le bĂ©tail engendre beaucoup de gaz Ă  effet de serre. » confie l’auteur Ă  Insecte au Menu

On trouve en particulier dans ce livre des informations dĂ©taillĂ©es sur l’élevage de grillons comestibles avec comme base un vivarium de 75L. La mĂ©thode prĂ©sentĂ©e pouvant s’appliquer Ă  d’autres insectes comestibles comme les criquets ou les vers de farine.

L’Ă©levage d’insectes comestibles : facile et rentable

Les insectes comestibles sont trĂšs faciles Ă  Ă©lever : « ils se nourrissent de lĂ©gumes, fruits, flocons d’avoine, carottes, coupĂ©s en petits morceaux. » de plus « Pour 2 kg d’aliments on obtient 1 kg d’insectes, et pour les bovins il faut 8 kg d’aliments pour 1 kg de viande » prĂ©cise l’auteur qui met Ă©galement en avant l’importance de respecter une hygiĂšne parfaite lorsqu’il s’agit d’insectes comestibles destinĂ©s Ă  la consommation humaine.

Titre : ELEVAGE D’INSECTES COMESTIBLES
Par : AMANDINE
Ă©levage d’insectes comestibles, petits Ă©levages, photos, citations
Decouverte, Le Galion
Informations :Nombre de pages : 188, Couverture : souple – rives tradition, Format : 15.6×23.4cm, Couleur : couleur, Type papier : olin blanc naturel, Pelliculage : pas de pelliculage


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Arnold van Huis est un expert en la matiĂšre des insectes tropicaux spĂ©cialement dans leur comportement et la lutte biologique, il est basĂ© Ă  l’UniversitĂ© de Wageningen. Ce dernier prĂ©conise des croisement d’insectes comme aliment tant pour le bĂ©tail que pour la consommation humaine.

Ici, Van Huis parle de la façon dont les insectes peuvent aider Ă  rĂ©soudre des problĂšmes de sĂ©curitĂ© alimentaire et de nutrition en gĂ©nĂ©ral d’oĂč le nouveau projet financĂ© par l’UE sur les insectes et les animaux, appelĂ© PROTeINSECT qui s’adapte dans des efforts plus larges dans ce domaine. Il parle Ă©galement de la cuisine avec des insectes.

Interview avec Van Huis :

Pourquoi faire des insectes une alimentation humaine ou animale mérite-t-il une plus grande attention ?

Je suis un entomologiste tropical et le plus important pour moi est que les gens des pays dĂ©veloppĂ©s ne pensent pas aux insectes comme une nourriture primitive, car c’est complĂštement absurde. J’espĂšre que les gens vont rĂ©Ă©valuer cette ressource alimentaire. Les EuropĂ©ens ne parlent jamais des insectes parce que nous avons un parti pris occidental. J’espĂšre que mon dernier livre, publiĂ© rĂ©cemment par la FAO et intitulĂ©e “Les insectes comestibles : les perspectives d’avenir pour la nourriture et la sĂ©curitĂ© alimentaire”, premettra de relever des dĂ©fis ainsi que d’abattre certains prĂ©jugĂ©s. Je montre Ă©galement les avantages environnementaux croissants des insectes. Sur le plan nutritionnel, les insectes ne sont pas un aliment de qualitĂ© infĂ©rieure. Par ailleurs, outre leur niveau Ă©levĂ© de protĂ©ines, les niveaux de zinc et de fer sont plus Ă©levĂ©s chez les insectes que dans n’importe quel aliment aujourd’hui consommĂ© en Occident. Un milliard de personnes souffrent d’anĂ©mie aujourd’hui (forme de carence en fer) et, dans le monde, deux milliards ont des dĂ©ficiences en zinc . S’appuyer sur ​​les insectes pourrait rĂ©ellement faire une diffĂ©rence, sans oublier les protĂ©ines.

Comment les insectes peuvent-ils contribuer à la sécurité alimentaire ?

Dans le court terme, les insectes seront de plus en plus utilisĂ©s comme aliments pour la production de poissons et des animaux d’élevage, tout du moins dans le monde occidental. Aujourd’hui, les centres de pisciculture reposent sur l’huile ou la farine de poisson amassĂ©s dans l’ocĂ©an. Mais la surexploitation devient un problĂšme et ces ingrĂ©dients sont chers car rares. Le soja est utilisĂ© comme source de protĂ©ines pour l’alimentation animale, mais il devient trop coĂ»teux Ă©galement. En consĂ©quence, les insectes pourraient ĂȘtre une alternative plus que viables pour les protĂ©ines.
Ainsi, mĂȘme s’ils ne sont pas communs dans le monde occidental, les insectes peuvent ĂȘtre consommĂ©s comme aliments seuls. De cette maniĂšre Ă©galement, les insectes peuvent contribuer Ă  la sĂ©curitĂ© alimentaire.

Quels insectes pourrions-nous développer pour nourrir nos poulets, bovins et porcs ?

Quand on regarde les insectes qui peuvent ĂȘtre cultivĂ©s pour notre alimentation on pense tout de suite aux vers Ă  farine, aux mouches noires et aux larves de mouche. Leur teneur en protĂ©ines est par ailleurs assez Ă©levĂ©e. Pourtant, il ne semble pas que les poissons ou la volaille, par exemple, posent de problĂšmes. Et cela revient presque au mĂȘme puisque les poulets mangent des insectes quand ils sont en extĂ©rieur. Mais si l’on ose proposer des insectes directement aux humains, alors
 on s’écrit “beurk !”.
Cela peut ne pas ĂȘtre aussi difficile Ă  surmonter qu’il y paraĂźt , si on fait des insectes des repas gastronomiques suffisamment attractifs, tout est dans la prĂ©sentation.

Quels sont les dĂ©fis dans la production d’insectes pour l’alimentation humaine et animale ?

Le problĂšme est que nous devons toujours produire pour que ce soit Ă©conomiquement viable. Nous avons besoin de mĂ©caniser l’ensemble des systĂšmes parce que l’industrie alimentaire se consomme en tonnes et non en kilogrammes. NĂ©anmoins nous commençons Ă  voir un tout nouveau secteur se mettre en place . Il y a des entreprises dĂ©veloppant des systĂšmes pilotes de production afin de produire de grandes quantitĂ©s chaque jour. Normalement, les insectes sont cultivĂ©es sur des plateaux, mais cela nĂ©cessite une main-d’oeuvre trop consĂ©quente.

Cette question est Ă©tudiĂ©e dans diffĂ©rentes parties du monde et Ă©galement dans un certain nombre de pays europĂ©ens oĂč de grandes sociĂ©tĂ©s produisent dĂ©jĂ  des insectes pour l’alimentaire, comme par exemple Haocheng qui produit des vers de farine en Chine. Si on fait un calcul et que l’on remplace un pour cent de la viande consommĂ©e actuellement avec des insectes, cela nĂ©cessitera une Ă©norme industrie. Ainsi plus de personnes sont impliquĂ©es, plus les solutions seront trouvĂ©es – et rapidement !

Quels sont les avantages environnementaux des insectes ?

Il faut trouver des façons plus durables pour nourrir le bĂ©tail, ce dernier peut prendre jusqu’Ă  70 % de nos terres agricoles. Et la demande de viande devrait doubler d’ici Ă  2050. Aujourd’hui, nous consommons sans le vouloir des insectes, notamment par les volailles mĂȘme ce ne sont que des quantitĂ©s dĂ©risoires. Mais il serait beaucoup plus durable que nous Ă©levions des insectes prĂšs des dĂ©chetteries et que nous les nourrissions de notre bĂ©tail. Par exemple, les larves de la mouche de soldat noir, la mouche domestique et les vers de farine peuvent ĂȘtre cultivĂ©s sur tous les dĂ©chets organiques. Il a rĂ©cemment Ă©tĂ© montrĂ© que les vers de farine, considĂ©rĂ©s comme une source de protĂ©ines pour les hommes, produisent beaucoup moins d’Ă©missions de gaz Ă  effet de serre et nĂ©cessitent beaucoup moins de terres que les poulets, les porcs et les bovins.


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La Belgique devient le premier pays européen à mettre en place une réglementation sanitaire concernant les insectes comestibles.

Des insectes comestibles bio ?

Ils ont toujours existĂ© bien sĂ»r, et leur consommation est trĂšs frĂ©quente hors de nos frontiĂšres, notamment en Afrique et en Asie. Mais leur consommation semble se banaliser chez nous, notamment depuis qu’on connaĂźt leurs bĂ©nĂ©fices nutritionnels. C’est pourquoi l’AFSCA a mis en place quelques rĂšgles.

Préparations à base d'insectes comestibles

PrĂ©parations Ă  base d’insectes comestibles

Quels insectes peut-on consommer ?

Il y en a 10, qui vont du grillon domestique au ver de farine en passant par deux criquets et diverses chenilles.
Par ailleurs, les entreprises qui vendent ou transforment des criquets destinĂ©s Ă  l’alimentation humaine doivent obtenir une autorisation de l’AFSCA, qui prĂ©cise que les rĂšgles gĂ©nĂ©rales de la lĂ©gislation (bonnes pratiques d’hygiĂšne, traçabilitĂ©, etc.) sont en vigueur pour les insectes comme pour le reste de l’alimentation.


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Quels sont les insectes comestibles ? Voici la liste des insectes comestibles bio.

Ver d’Agave : Aussi connu sous le nom de ver de maguey , ces larves provenant du Hypopta agavis papillon ou les hesperiaris Aegiale sont parfois ajoutĂ©es dans des bouteilles de tequila comme preuve d’authenticitĂ© et pour la teneur en alcool (la tequila doit ĂȘtre suffisamment alcoolisĂ©e pour prĂ©server le ver) . Au Mexique , ils sont Ă©galement consommĂ©s dans le cadre d’un repas car ces vers sont trĂšs nutritifs .

Les fourmis : il existe plusieurs variétés de fourmis qui sont consommées :

les fourmis charpentiĂšres

-les fourmis coupeuses de feuilles

-les fourmis pot de miel

-les fourmis de citron

Les fourmis pot-de-miel ont des abdomens gonflĂ©s par un nectar – qui est utilisĂ© pour nourrir les autres fourmis , comme une sorte de ” garde-manger vivant . Un “excellent produit alimentaire de brousse»; ces fourmis sont consommĂ©es crues par les peuples autochtones en Australie .
Les fourmis coupeuses de feuilles , Ă©galement connues sous le Hormigas Culonas en espagnol (ce qui signifie fourmis culottĂ©es) sont consommĂ©es principalement en AmĂ©rique du Sud. On dit qu’ils sont Ă  dĂ©guster comme un croisement entre le lard et la pistache , et sont gĂ©nĂ©ralement consommĂ©s grillĂ©es. En Colombie , ils sont vendus comme du pop-corn au cinĂ©ma .
Les fourmis citron se trouvent dans la jungle amazonienne et on affirme qu’il ne faut les dĂ©guster
 qu’avec du citron !

Sushis d’insectes comestibles

Sushis d’insectes comestibles

Ver de bamboo : Souvent mangĂ© frit en ThaĂŻlande, ce sont des larves de l’herbe Papillon de nuit, qui se nourrissent de bambou avant de se mĂ©tamorphoser.

Abeilles : les larves d’abeilles, en particulier, sont prisĂ©es dans de nombreuses cultures comme mets savoureux . En y rĂ©flĂ©chissant, tout ce qu’ils mangent se rĂ©duit Ă  gelĂ©e royale,au pollen et au miel. Les larves, sautĂ©s dans du beurre, ont un peu le goĂ»t du bacon.
Les abeilles adultes peuvent Ă©galement ĂȘtre consommĂ©s ; souvent rĂŽties (“roast” abeille), puis broyĂ©s en farine “nutritive”. En Chine , les abeilles de sol sont utilisĂ©s comme remĂšde pour un mal de gorge .

Centipede : il s’agit de la nourriture ambulante la plus vendue dans les rues des villes de Chine.

Cigale : les cigales Ă©phĂ©mĂšres, principalement trouvĂ©s dans l’est des États-Unis, vivent sous terre pendant 17 ans avant d’Ă©merger et de muer en adulte . Juste aprĂšs, elles son des organismes doucement juteux et elles sont dites trĂšs tendres et dĂ©licieuses . DiffĂ©rentes espĂšces de cigales sont Ă©galement consommĂ©s dans de nombreux pays d’Asie, comme au Japon, en ThaĂŻlande et en Malaisie .

Cafard : Oui, les cafards sont comestibles ! Mais pas ceux que vous trouverez autour de votre maison . Contrairement Ă  la croyance populaire , les cafards peuvent en fait ĂȘtre des insectes trĂšs propres et savoureux , surtout s’ils sont nourris sur les fruits et lĂ©gumes frais . Ils peuvent ĂȘtre consommĂ©s grillĂ©s, frits, sautĂ©s ou bouilli . Les blattes sifflantes de Madagascar ont un goĂ»t et une texture comme le poulet gras.

Cricket : mangé frit, sauté, bouilli ou rÎti, les cricket comptent parmi les insectes les plus couramment consommés notamment au Mexique, en Thaïlande et au Cambodge .

Libellule : la libellule est mangĂ©e en IndonĂ©sie et en Chine sous sa forme adulte ou bien encore en larve bouilli ou frit. En IndonĂ©sie, ces derniers sont pris en trempant un roseau que l’on trempe dans la sĂšve de palmier et que l’on agit en l’air pour les sĂ©cher.

ExcrĂ©ments de scarabĂ©e : malgrĂ© son nom peu amĂšne, les excrĂ©ments de scarabĂ©e – souvent mangĂ© frit – sont fort savoureux .

Ver de terre : connu pour ĂȘtre riche en protĂ©ines et en fer, il est mangĂ© par diffĂ©rents peuples tels que les natifs du Yekuana et du Venezuela .

La mouche Pupae : les acides gras contenus dans la famille des mouches Pupae (Musca domestica L.) se trouvent ĂȘtre similaires Ă  ceux de certaines huiles de poisson . En forme de petites pilules rouges , la « saveur est riche avec une pointe de fer , un peu comme du boudin », explique David Gracer.

Les fourmis volantes : Aussi connues sous le nom de Sompopos, ces reines de vol sont recueillies au Guatemala puis rĂŽties sur un comal avec du sel et du jus de citron vert. Il semble que le goĂ»t ressemble fort Ă  la de couenne de porc au beurre. À cause de leur nature possessive, les reines des fourmis volantes sont souvent opposĂ©es les unes aux autres, comme dans des combats de coqs.

Sauterrelle : au Mexique , elles sont consommées grillées avec le Chili et du citron vert, mais sont surtout connues comme chapulines . Elles sont riches en protéines et en calcium.

Sphinx : David George Gordon, auteur du livre The Eat-A-Bug Cookbook, dit que le Sphinx des tomates peut ĂȘtre frit et donnera presque la mĂȘme chose que le fruit de la plante sur lequel il alimente. Les sphinx ont un goĂ»t un peu comme la crevette et le crabe.

Jumiles : elles sont Ă©galement connues sous le nom de punaises . Riches en vitamines B , elles sont dĂ©crites comme ayant un goĂ»t de cannelle, et peuvent ĂȘtre utilisĂ©es comme tranquillisant et analgĂ©sique. Il semblerait que les jumiles puissent survivre au processus de cuisson, elles seraient donc souvent dĂ©vorĂ©es vivantes. Il existe un Festival annuel des Jumiles qui implique la consommation de milliers de jumiles, mais aussi le couronnement de la Reine Jumile.

Hannetons : les hannetons (Phyllophaga) peuvent ĂȘtre consommĂ©s Ă  la fois sous leur forme de larve et sous leur forme adulte. Les AmĂ©rindiens, eux, les font rĂŽtir sur la braise et les dĂ©gustent comme nous le faisons avec le pop-corn.

PĂšlerin : la sauterelle est l’un des rares insectes tolĂ©rĂ© par la Bible. Leviticus 11:22 Ce sont ici ceux d’entre eux dont vous mangerez: la sauterelle selon son espĂšce, et le solham selon son espĂšce, et le khargol selon son espĂšce, et le khagab selon son espĂšce.

Le Pou : “J’ai vu les Cheyennes, les serpents, les Utes, etc… manger de cette vermine les uns aprĂšs les autres et par poignĂ©e”, Ă©crit le chroniqueur du XIXe siĂšcle le PĂšre Pierre – Jean de Smet . «Souvent, les grands chefs retiraient leur shirtsin sans cĂ©rĂ©monie en ma prĂ©sence et, alors qu’ils discutaient, s’amusaient avec cette branche de chasse Ă  fouiller dans les coutures. Aussi vite qu’ils dĂ©logeaient une bestiole, ils la craquaient avec autant de goĂ»t que des bouches plus civilisĂ©s le feraient avec des amandes, des noisettes ou des griffes de crabes et d’Ă©crevisses ” – . Extrait de The Eat-A-Bug Cookbook par David George Gordon

Les vers Mopanes : largement consommĂ© en Afrique du Sud, au cours de leur saison, les vers mopane peuvent atteindre un prix de marchĂ© plus Ă©levĂ© que celui du boeuf. Une fois secs, on dit qu’ils ont un goĂ»t de boeuf sĂ©chĂ© terreux.

Les vers de farine : les vers de farine sont trouvĂ©s lĂ  oĂč se trouve la nourriture et des repas ! Ils sont la larve du colĂ©optĂšre tĂ©nĂ©brion. Souvent prĂ©parĂ©s bouillis, sautĂ©s, grillĂ©s ou frits, ces vers ont un goĂ»t de crevettes aux noisette .

Les moucherons (des mouches) : en Afrique de l’Est , ceux-ci sont pressĂ©s dans des blocs solides et cuits dans le gĂąteau Kunga.

Nsenene : Cette savoureuse sauterelle est un met dĂ©licat ougandais habituellement prĂ©parĂ© frit. David Gracer explique que son goĂ»t est ” un croisement entre le poulet, les crevettes et les croĂ»tons. ”

Cloportes : (Armadillidiidae) cloportes AKA, punaises Roly, ce sont en fait des crustacĂ©s terrestres, Ă©troitement liĂ©s aux homards, crabes et crevettes. Lorsqu’ils sont bouillis, on dit qu’ils virent au rouge.

Larves Sago : ce sont en réalitéé des larves du charançon. Sago Delight, ou les vers frits Sago, sont une spécialité en Malaisie et en Indonésie. A Bornéo et en Papouasie- Nouvelle-Guinée, ces larves sont souvent cuites dans de la farine de sagou puis enveloppés dans une feuille de sagou comme un Tamale. On dit son goût ressemblant un peu au bacon, et ces larves sont une source essentielle de graisse.

Ver à soie : Un plat populaire en Corée, ils sont connus comme Bon Daegi et sont un sous-produit comestible du processus soie-récolte, permettant une rentabilité parfaite de la production.

Scorpion : On retrouve souvent des brochettes et frites en ThaĂŻlande et en Chine. Les scorpions ont tendance Ă  avoir une saveur de crabes Ă  carapace molle .

Tarantule : Principalement populaires comme au Cambodge, les tarentules sont riches en protĂ©ines, et on dit qu’elles aident Ă  stimuler la virilitĂ© . son goĂ»t est similaire au crabe terrestre .

 

Termite : Les termites sont souvent consommées crues et on les trouve dans la nourriture des peuples vivants prÚs de monticule tels le Kenya.

GuĂȘpe : Les guĂȘpes sont consommĂ©es sous leur forme adulte mais aussi de larve. Bouillies, sautĂ©es, grillĂ©es ou frites, elles ont un goĂ»t de beurre mais Ă  la texture plus terreuse. L’empereur Hirohito du Japon a une prĂ©fĂ©rence pour les guĂȘpes bouillies avec du riz.

Le phasme bĂąton : MangĂ© en Asie et en Papouasie-Nouvelle- GuinĂ©e, il a un goĂ»t un peu feuillu. Leurs jambes peuvent ĂȘtre utilisĂ©es comme des hameçons, comme l’affirme Aaron Dossey.

Les punaises d’eau : la ​​Toebiter, est aussi populaire dans la cuisine thaĂŻlandaise, elles se consomment en entier (cuites Ă  la vapeur ou frits), et sous forme d’extrait dans les sauces . Crus, les insectes ont un parfum semblable Ă  la pomme verte . Cuit Ă  la vapeur, leur chair (assez abondante pour faire de petits filets ), a un goĂ»t salĂ© parfumĂ© Ă  la banane/melon , et avec la consistance des poissons.

Waxworm/ver de cire : (chenilles de la Galleria mellonella). Les vers de cire sauvages sont un parasite des ruches d’abeilles. En captivitĂ© , ils sont nourris Ă  un rĂ©gime de son et de miel . RĂŽtis ou sautĂ©s , leur goĂ»t est Ă  un croisement entre une noix de pin et un champignon enoki, mais ils sont surtout riches en acides gras essentiels .

Larves de Witchetty : MangĂ©es par les AborigĂšnes en Australie, souvent rĂŽties au charbon ou au feu, les larves de Witchetty sont riches en protĂ©ines et matiĂšres grasses. Selon Peter Menzel dans Eating Bugs « leur goĂ»ts sonne comme des Ɠufs brouillĂ©s de noix aromatisĂ©s et de mozzarella douce , enveloppĂ©s dans une pĂąte de phyllo . ”

Zazamushi : ” Zaza-mushi
 zaza pour le bruit du torrent de l’eau de la riviĂšre et mushi pour les insectes (dont les larves sont des trichoptĂšres aquatiques de vol )” – extrait de Man Eating Bugs. Les zazamushis sont bouillis puis sautĂ©s avec de la sauce de soja et du sucre au Japon.


 

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