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L’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture vient de publier un rapport qui encourage fortement à consommer des punaises tant pour combattre la famine dans les pays en voie de développement que pour diminuer le tour de taille des Occidentaux.

Puisque la population de la planète est sur la bonne voie pour dépasser les neuf milliards en 2050, on ferait mieux de s’habituer à grignoter ces petites bêtes “effrayantes” , qui sont par ailleurs beaucoup plus nutritives en protéines et efficaces que les produits issus de l’agriculture et des usines.

Combattre l’obĂ©sitĂ© et la famine grâce aux insectes bio

Vous avez très probablement tous dĂ©jĂ  ingĂ©rĂ© certains de ces insectes – ou tout du moins du dĂ©rivĂ© de ceux-ci. Forbes note que la cochenille, utilisĂ©e dans la teinture alimentaire, vient d’une punaise de cactus ronge. Les earworms creusent dans les Ă©pis de maĂŻs pour se nourrir et ils se retrouvent donc dans le maĂŻs en conserve. Et la FDA autorise vingt larves dans cent grammes de champignons et deux milles cinq cents pucerons pour dix grammes de houblon.

Vos frères et soeurs plus âgés, et même vos parents, vous ont probablement effrayés avec des histoires du genre que l’on avale en moyenne huit araignées par an dans notre sommeil (bien que statistiquement, cela pourrait s’avérer exact pour un ensemble de lits superposés).

Savoir que l’on mange secrètement des parties d’insectes dans notre nourriture quotidienne ne pose pas de problème pour la majorité du monde occidentale. En effet, c’est lorsqu’il ressemble à une punaise, marche comme une punaise et croque sous la dent comme un scarabée frit épicé que les Américains (et les Européens) deviennent un peu sensibles et nerveux. Nous n’apprécions généralement pas de déceler la forme, l’apparence réelle, de la nourriture que nous consommons.
Personne ne discute la valeur nutritionnelle de l’entomophagie. Mais Forbes remet en question les affirmations de l’ONU quant au manque prochain et inévitable de nourriture conventionnelle; et ce pour trois raisons : les rendements des culture sont de plus en plus de 1% voire plus par an, les niveaux de production ont de la place pour améliorer leur rendement comme en Afrique et, enfin, la moitié de la nourriture du monde est gaspillées de toute façon.

Alors, vraiment, dans cette optique, les pénuries alimentaires sont plus une question de préservation de l’approvisionnement alimentaire que la découverte d’autres aliments et alimentations.

“Certaines de nos pertes viennent du monde riche qui achète trop, pour finir par ne pas terminer leur assiette et ainsi de suite ” écrit le collaborateur de Forbes Tim Worstall, “ mais la grande majorité est, ironiquement, mangé par les insectes même que l’on nous dit d’aller manger”.

Et ce jusqu’à ce que la moitié de la nourriture pourrisse dans les pays pauvres avant que la récolte n’arrive dans leur assiette.

“Si on pouvait diminuer ces pertes de denrées alimentaires des pays pauvres pour atteindre le même niveau de gâchis que nous avons dans les pays riches alors, encore une fois, nous ne manquerions pas de nourriture”.

Apportant bien entendu des ascenseurs de grain, des usines de traitement, des transports rapides et des épiceries réfrigérées, par exemple, le Zimbabwe serait tranquille… mais la tâche n’est pas simple.


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Dix insectes viennent d’obtenir le feu vert de l’AFSCA, l’agence de sécurité alimentaire qui décide des aliments autorisés ou non à la commercialisation en Belgique.

Les propriétés nutritives et écologiques de ces aliments hyper protéinés sont reconnues depuis longtemps et les professionnels se préparent à ce changement radical dans nos habitudes alimentaires.

La liste de l’AFSCA comprend les 10 espèces suivantes:

Grillon domestique (Acheta domesticus)

Criquet migrateur africain (Locusta migratoria migratorioides)

Ver de farine géant (Zophobas atratus morio)

Ver de farine (Tenebrio molitor)

Ver Buffalo (Alphitobius diaperinus)

Chenille de la fausse teigne (Galleria mellonella)

Criquet pèlerin d’Amérique (Schistocerca americana gregaria)

Grillon Ă  ailes courtes (Gryllodes sigillatus)

Chenille de la petite fausse teigne (Achroia grisella)

Chenille du bombyx (Bombyx mori)

Les cours de cuisine d’insectes affichent complet

Les restaurateurs et consommateurs semblent s’être fait à l’idée. Des cours de cuisine spécifiques sont désormais organisés en Belgique. Le centre de formation des métiers de la bouche (CEFOR) à Namur a lancé récemment les premiers cours en Wallonie et ils affichent déjà complet. Preuve que le public n’est pas si réticent que ça.

Insectes comestibles biologiques

Insectes comestibles biologiques

“A la place d’un mille-feuille, un mille-pattes”

Selon un micro-trottoir rĂ©alisĂ© par GaĂ«tan Sgualdino pour Bel RTL dans un supermarchĂ©, la plupart d’entre vous ne sont pas dĂ©goutĂ©s Ă  l’idĂ©e de manger des insectes, mĂŞme si vous prĂ©fèreriez quasi tous ne pas vous en rendre compte. “Pourquoi pas si c’est effectivement un aliment nutritif…”, estimait l’un. “Ca dĂ©goute un petit peu non ? Rien que l’aspect dĂ©jĂ . Peut-ĂŞtre que si je ne le sais pas c’est envisageable”, rĂ©agissait une autre. “Si je ne sais pas qu’elles y sont et que c’est bon peut-ĂŞtre qu’après j’en mangerai volontiers. De toute façon on arrivera peut-ĂŞtre Ă  ça un jour ou l’autre”, dĂ©clarait encore homme. “Moi ça ne me dĂ©range pas. Je suis prĂŞte Ă  tester. Ca me tente bien les sauterelles. A la place d’un mille-feuille, un mille-pattes”, s’amusait mĂŞme une dame. Mais certains resteront des irrĂ©ductibles : “Ca me dĂ©goute, quand je vois ces bestioles qui grouillent dans une poĂŞle, ça je ne pourrai pas faire”. Jeter des insectes vivants dans la poĂŞle? Pas sĂ»r que les cours de cuisine namurois vous apprennent ça. Par contre, sous forme de burger ou de bâtonnet pannĂ©, les insectes pourraient bien mettre tout le monde d’accord.


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Vous reprendrez bien un peu de grillon caramĂ©lisĂ© ou de sauterelles grillĂ©es ? On vous explique pourquoi il faut vous laisser tenter par ces petites bestioles…

Aujourd’hui, 2,5 milliards de personnes dans le monde se nourrissent rĂ©gulièrement d’insectes, principalement en Afrique, en Asie et en AmĂ©rique latine oĂą ils participent Ă  la lutte contre la malnutrition. Pourquoi pas vous ? Voici trois raisons pour vous y mettre.

Une solution pour prĂ©server l’environnement et nourrir la planète

D’après un rapport de la FAO, la production de nourriture va devoir doubler dans les prochaines annĂ©es pour rĂ©pondre aux besoins des 9 milliards d’habitants que comptera la Terre en 2050. La consommation d’insectes bio (ou entomophagie) s’avère ĂŞtre une excellente rĂ©ponse Ă  ce challenge. La production de viande est en effet trop gourmande en ressources. Pour obtenir 1 kilo de protĂ©ines animales, le bĂ©tail demande 10 kg de protĂ©ines vĂ©gĂ©tales, contre 3 kg pour les insectes bio. Leur reproduction et leur croissance sont plus rapides que n’importe quel animal d’Ă©levage. Leur Ă©levage gĂ©nère 10 Ă  100 fois moins de gaz Ă  effet de serre qu’un Ă©levage de viande.

Manger des insectes comestibles biologiques est excellent pour la santé et pour la planète

Manger des insectes comestibles biologiques est excellent pour la santé et pour la planète

Des saveurs inédites

On vous l’accorde, des insectes bio dans une assiette, ce n’est pas forcĂ©ment très appĂ©tissant. Mais saviez-vous, par exemple, que les larves d’abeilles sont crĂ©meuses et gorgĂ©es de miel ? On compare souvent le grillon Ă  de la noisette et au pĂ©pin de courge. Enfin, pour les plus tĂ©mĂ©raires, les sauterelles crues ou natures ont la rĂ©putation d’ĂŞtre très savoureuses ! Il ne vous reste plus qu’Ă  tester des brochettes de criquets, une quiche aux tĂ©nĂ©brions ou encore un brownie aux vers. A moins que vous ne prĂ©fĂ©riez des insectes comestibles bio prĂŞts Ă  l’emploi : la marque suisse TĂ©mo Chips propose, par exemple, des sachets de vers de farine nourris au son bio. Ils sont dĂ©clinĂ©s en plusieurs saveurs : curry, nature ou paprika !

Des vertus nutritionnelles

Les insectes bio ont de grandes propriĂ©tĂ©s nutritives. Ils sont dans l’ensemble riches en phosphore, magnĂ©sium, sodium, potassium et chlorures, mais sont Ă©galement de bonnes sources de fer, de zinc, de cuivre, de manganèse, et de sĂ©lĂ©nium, et de vitamines A et B. Selon la FAO, les insectes prĂ©senteraient « une proportion plus importante de protĂ©ines et de lipides que le bĹ“uf et le poisson avec une forte valeur Ă©nergĂ©tique. Les chenilles sont riches en minĂ©raux tels que le potassium, le calcium, le magnĂ©sium, le zinc, le phosphore et le fer ainsi que diverses vitamines. La recherche montre que 100 grammes d’insectes couvrent plus de 100 pour cent des apports journaliers recommandĂ©s en minĂ©raux et en vitamines. »


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Grillon domestique, criquet migrateur africain, ver de farine géant, grillon à ailes courtes ou encore chenille de la fausse teigne : ces insectes sont maintenant autorisés à la consommation humaine en Belgique.

L’Agence fĂ©dĂ©rale pour la sĂ©curitĂ© de la chaĂ®ne alimentaire (AFSCA) belge, l’institut chargĂ© de surveiller la sĂ©curitĂ© alimentaire, a en effet Ă©tabli une liste de dix espèces qui peuvent ĂŞtre mises sur le marchĂ©.
Seule condition : respecter la lĂ©gislation alimentaire en vigueur, Ă  savoir « l’application de bonnes pratiques d’hygiène, la traçabilitĂ©, la notification obligatoire, l’Ă©tiquetage et la mise en place d’un système d’autocontrĂ´le », indique un communiquĂ© de l’AFSCA. Les opĂ©rateurs qui Ă©lèvent les insectes doivent s’enregistrer auprès de l’agence, tandis que ceux qui les transforment ou les distribuent sont tenus de demander une autorisation.

« Les insectes que nous avons autorisĂ© sont consommĂ©s rĂ©gulièrement dans certaines parties du monde et en Belgique sans que des consĂ©quences nĂ©fastes n’aient Ă©tĂ© observĂ©es », assure Jean-Paul Denuit, porte-parole de l’AFSCA.

Plat Ă  base d'insectes comestibles bio

Plat Ă  base d’insectes comestibles bio

PAS D’AUTORISATION OFFICIELLE EN EUROPE

Si des petites bĂŞtes finissent effectivement dans les assiettes des consommateurs depuis quelques annĂ©es Ă  Bruxelles, de mĂŞme qu’Ă  Amsterdam, Londres, Berlin, Copenhague et depuis peu Paris, et si de plus en plus d’entreprises, de restaurants et de magasins se lancent dans ce marchĂ© en Ă©closion, les insectes ne sont nĂ©anmoins pas officiellement autorisĂ©s dans l’Union europĂ©enne.

Le rĂ©glement europĂ©en Novel food, qui s’applique Ă  l’alimentation humaine, prĂ©voit que les nouveaux aliments doivent faire l’objet d’une Ă©valuation des Etats membres et de l’AutoritĂ© europĂ©enne de sĂ©curitĂ© des aliments, avant une autorisation de mise sur le marchĂ© (AMM) dĂ©livrĂ©e par la Commission europĂ©enne. Sauf Ă  pouvoir justifier d’une consommation significative avant 1997 en Europe, ce qui leur permet d’ĂŞtre directement introduits sur le marchĂ©.

Or, Ă  ce jour, aucune consommation significative d’un insecte n’a pu ĂŞtre formellement prouvĂ©e et aucune demande d’AMM n’a Ă©tĂ© reçue ni accordĂ©e. Aucune espèce n’est donc, logiquement, autorisĂ©e. « Mais il y a des dĂ©bats pour savoir ce qui rentre dans le champ d’application du règlement, dont certains termes ne sont pas suffisamment prĂ©cis », explique-t-on Ă  la Commission. La consommation est alors tolĂ©rĂ©e dans plusieurs Etats membres, oĂą, en l’absence de lĂ©gislation nationale spĂ©cifique, les autoritĂ©s sanitaires effectuent des contrĂ´les des Ă©tablissements concernĂ©s mais n’obligent pas Ă  leur fermeture.

Lire : Grillons, vers et sauterelles dans l’assiette des Européens

« SITUATION HYPOCRITE »

« L’AFSCA ne peut accepter une situation hypocrite oĂą des Etats en principe interdisent tous les insectes comme denrĂ©e mais les tolèrent, tranche Jean-Paul Denuit. Nous avons voulu supprimer l’incertitude juridique pour les entreprises alimentaires qui se dĂ©veloppent dans ce secteur. »

Mercredi 18 dĂ©cembre, la Commission europĂ©enne a prĂ©sentĂ© un projet de rĂ©vision du règlement, qui « vise Ă  faciliter l’accès au marchĂ© des aliments nouveaux et innovants, tout en maintenant un niveau Ă©levĂ© de protection des consommateurs ». Le Parlement europĂ©en et le Conseil doivent se prononcer sur le texte, pour une entrĂ©e en vigueur en 2016 au plus tĂ´t. Il s’agira de dĂ©terminer si des espèces seront autorisĂ©es et lesquelles. L’AFSCA affirme qu’elle se conformera Ă  la dĂ©cision qui sera prise. « Les entreprises belges ont Ă©tĂ© informĂ©es du risque juridique pour le futur », assure-t-elle.

En France, la nouvelle a fait du bruit dans le microcosme de l’entomophagie. « Nous souhaitons Ă©galement que les lĂ©gislateurs prennent leurs responsabilitĂ©s et tranchent la question, avance Jean-Philippe Paillard, vice-prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration française des producteurs, importateurs et distributeurs d’insectes (FFPIDI). C’est dans l’intĂ©rĂŞt de la filière de savoir oĂą elle va, et de ne pas se lancer dans des activitĂ©s qui seront Ă  terme dĂ©clarĂ©es illĂ©gales. »


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En savoir plus sur la consommation d’insectes en Afrique. Le marchĂ© des insectes alimentaires est très important en Afrique, il serait mĂŞme Ă©norme pour peu qu’on parvienne Ă  satisfaire la demande en dĂ©veloppant la production, la transformation et la distribution avec des techniques modernes », estime HonorĂ© Tabuna, expert en marketing des aliments traditionnels et valorisation de la biodiversitĂ© de la CommunautĂ© Ă©conomique des États d’Afrique centrale (CEEAC).

Actuellement, la consommation atteint des dizaines de milliers de tonnes sur le continent, à raison, par exemple, de près d’un kilogramme de chenilles par habitant et par mois en Afrique centrale. L’entomophagie se structure autour d’une autoconsommation rurale traditionnelle mais également d’une filière économique aussi dynamique qu’informelle, à destination des centres urbains. Comme pour les autres produits alimentaires non conventionnels – qu’on trouve à l’état naturel –, le ramassage des insectes est surtout l’affaire de femmes et d’enfants, selon les régions. La collecte reste une activité très artisanale et saisonnière, avec des rendements variables en fonction des conditions environnementales, culminant à près de 15 kilogrammes par hectare dans les plantations du Zimbabwe.
Mais c’est un commerce rentable et les différents protagonistes, collecteurs, traitants, transformateurs, grossistes et détaillants, en tirent des revenus non négligeables. « Une marchande de chenilles dans les rues de Bangui gagne davantage, pendant la saison, qu’un instituteur », rapporte le spécialiste.
Répondant à des habitudes de consommation issues des traditions propres à chaque ethnie, les acteurs proposent leurs produits sous de multiples formes : insectes frais, cuits à l’étouffé, grillés, bouillis, fris, fumés, écrasés dans les aliments pour enfant… Les opérateurs pratiquent un ethnomarketing très imaginatif et efficace. Ils distribuent des insectes partout où il y a des consommateurs africains, en Afrique naturellement, mais aussi dans les circuits de distribution des aliments ethniques, comme le « marché de Château Rouge » à Paris, Matongé à la Porte de Namur à Bruxelles, Forest Market et Brixton Market à Londres. Sur la brèche, ils développent même de nouveaux produits adaptés aux goûts et aux contraintes des clients, comme les larves surgelées ou en brochettes. La chair des insectes est très appréciée, au-delà même des habitudes ethniques, et la demande potentielle surpasse largement l’offre disponible. « Il y a plus de 100 millions de consommateurs potentiels d’insectes en Afrique centrale, 500 millions si l’on ajoute l’Afrique australe, l’Afrique de l’Est et une partie du Nigeria. Malheureusement la seule source reste saisonnière et d’origine spontanée », déplore le spécialiste.
Convaincu de l’existence d’un fabuleux marché, adossé aux attentes des consommateurs et aux nécessités nutritionnelles d’une population n pleine croissance démographique, il prône le développement d’élevages d’insectes comme il en existe déjà en Asie.
L’idée est d’associer des compétences scientifiques, agro-industrielles et commerciales au dynamisme des acteurs présents sur le marché pour produire et distribuer des insectes toute l’année. Un programme en ce sens est en cours d’élaboration à la CEEAC.


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L’importance des orthoptères dans les rĂ©gions sahĂ©liennes. L’intĂ©rĂŞt portĂ© aux orthoptères dans les rĂ©gions sahĂ©liennes n’est pas seulement alimentaire, il tient aussi pour partie Ă  la place qu’ils occupent dans la jeunesse des pastoureaux prĂ©posĂ©s au gardiennage du troupeau familial, raconte le gĂ©ographe Christian Seignobos.

Pour ces populations, ils rappellent l’enfance, leur ouverture sur le monde et évoquent leurs premières responsabilités dans leurs communautés. » En effet, dès leurs débuts dans les pâturages, les enfants apprennent à tout connaître de ces compagnons du quotidien : leurs artifices, leur fuite, le bruit de leurs ailes, à telle enseigne qu’ils sont capables de reproduire le bruissement de certains d’entre eux pour les attirer. Ils savent distinguer les maîtres sauteurs de ceux – délicieux car souvent chargés d’oeufs – qui se faufilent au sol sous la végétation ; ils ne doivent pas se laisser leurrer par leur mimétisme dans les herbes ou les graviers, avant ou après le passage du feu. Ils repèrent aussi les criquets grégaires et les solitaires, tout comme les incompatibilités entre familles, ce qui leur permet d’attribuer un caractère à chacun.
« Il existe, chez les Mofu du Cameroun, des criquets malins et d’autres stupides, et d’autres encore qui portent chance », note le chercheur. Tous ces petits bergers jouent avec les criquets : après leur avoir ôté les ailes, ils représentent les boeufs dans des corrals de brindilles ou les clubs
de buveurs de lait de leurs aînés chez les Masa ou les Tupuri, alors que les petits Mofu construisent pour eux des cases de terre miniatures…
Les jeunes Masa et Muzuk attribuent, quant à eux, une place sociale à leurs jouets vivants, reproduisant la hiérarchie des personnages d’une chefferie, d’un canton ou d’une mairie. Mais à
la différence des jeux de simulation chers aux petits Européens, la partie se termine ici par un festin de criquets grillés sur le feu, partagé entre joueurs dans un coin de brousse.


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Les insectes valent-ils le beefsteak ? La question se pose sérieusement, tandis que la consommation mondiale de viande explose, au gré de la croissance démographique et de l’évolution des habitudes alimentaires.

Des instances internationales, comme la FAO et l’UE, encouragent d’ailleurs les recherches en vue de valoriser cette source de protéines à haut rendement, directement comme aliment ou indirectement comme élément de fourrage pour l’élevage conventionnel ou l’aquaculture. Mais pour de nombreux peuples sur terre, en Afrique notamment, la consommation d’insectes ne fait pas débat, elle est courante.

Zoom sur la consommation d’insectes en Afrique

Plats de saison, produits de terroir, recettes familiales ou substituts alimentaires, la consommation d’insectes en Afrique répond à des logiques diverses, mêlant nutrition, gastronomie et spécificités spatiales et temporelles. Emblématiques de l’entomophagie, les chenilles sont consommées sur tout le continent. « Elles sont très prisées car elles représentent une ressource protéique abondante dans le temps, des mois durant, et disponible partout », explique l’entomologiste Philippe Le Gall. Les larves de Saturniidae, un gros papillon de nuit, partculièrement grandes et nombreuses, connaissent ainsi un fort engouement à la fois en Afrique de l’Ouest, centrale et australe. Récoltées massivement au moment de leur apparition – au cours de la saison pluvieuse –, elles sont très appréciées, notamment dans les forêts et savanes, et font l’objet d’un commerce d’exportation, à l’échelle sousrégionale mais aussi vers les diasporas installées en Europe. Parfois, c’est la nécessité qui fait la loi. Ainsi, lorsque les criquets migrateurs déferlent sur le Sahel, saccageant les récoltes et mettant la sécurité alimentaire en péril, les populations se dédommagent, en quelque sorte, en collectant et mangeant les intrus ! « Mais ce ne sont pas les seuls orthoptères consommés dans la région, précise l’entomologiste Séverin Tchibozo. Les espèces locales de criquets, grillons et sauterelles se retrouvent régulièrement au menu ou sur les étals des marchés. » Ainsi, en milieu rural, les petites sauterelles vivant dans les jardins autour des cases sont très appréciées, et les espèces les plus grosses sont ramassées à la lumière des villes au Cameroun et au Congo. Des insectes peu appétissants, recelant de nombreuses substances toxiques, sont même préparés et dégustés, comme le criquet puant en Guinée, à Conakry par exemple. La réputation culinaire des termites, par contre, n’est pas usurpée.
Les vols massifs de soldats ailés, le matin ou en début de soirée après les premières pluies, mobilisent d’ailleurs les gastronomes et des pièges sont parfois installés au-dessus des termitières pour assurer une collecte efficace. Le plus souvent, ils sont consommés directement, crus et dès la récolte, mais ils peuvent également être grillés et mangés en famille ou vendus sur les marchés. Les coléoptères ne sont pas en reste : les larves du charançon du palmier et leurs colocataires, les Oryctes (scarabées rhinocéros), sont très appréciés, grillés ou cuisinés, dans leur graisse. En Afrique centrale, on consomme aussi régulièrement les larves d’insectes xylophages ou saprophages, grosses cétoine, dynastes…
« Plus curieusement, les coléoptères adultes attirent les consommateurs malgré une carapace très dure », remarque le chercheur béninois.
La liste des insectes comestibles est interminable mais il ne s’agit pas seulement d’une histoire de goût. Cette pratique, reste en effet très importante pour l’équilibre alimentaire du continent, en particulier dans les zones rurales. Dans certaines régions de RDC et de République centrafricaine, les chenilles représentent 40 % des protéines
absorbées par les habitants. En Afrique de l’Ouest, cette consommation est très utile à la couverture des besoins protidiques des jeunes enfants, dans un contexte nutritionnel souvent tendu. « Malheureusement, elle se trouve fragilisée par l’irruption de nouveaux codes alimentaires, déplore Philippe Le Gall. Il faut absolument la revaloriser car c’est une ressource irremplaçable. »


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Du fond des âges à la modernité. Les invertébrés terrestres sont omniprésents dans la vie quotidienne et le développement de l’Homme, affirme Philippe Le Gall. Ils ont constitué et constituent encore une ressource alimentaire de tous les jours ou de disette. »

Les insectes sont en effet un Ă©lĂ©ment très prĂ©gnant des Ă©cosystèmes terrestres, particulièrement en milieu tropical. Leur diversitĂ© et leur abondance les ont qualifiĂ©s comme ressource potentielle dans de nombreuses activitĂ©s humaines et principalement comme source nutritionnelle. « De nombreux peuples d’Afrique en consomment des quantitĂ©s importantes, explique le chercheur, mĂŞme si cette habitude est progressivement battue en brèche par de nouveaux codes alimentaires, en Afrique de l’Ouest notamment. » Suivant les lieux et les saisons, on mange aussi bien des termites, des criquets ou des colĂ©optères, au stade larvaire ou adulte, et des chenilles, larves de papillons. La variĂ©tĂ© des insectes consommĂ©s n’a d’égale que celle des populations qui les goĂ»tent, des pratiques de consommation et des approches commerciales ou non autour de cette activitĂ©. Pour certains peuples africains, il s’agit d’une friandise occasionnelle parfois apprĂ©ciĂ©e par les adultes mais surtout par les enfants. Pour d’autres, ils font partie intĂ©grante de l’équilibre nutritionnel, voire du pĂ©rimètre Ă©conomique, lorsqu’ils sont l’objet d’un commerce local, rĂ©gional ou international, comme c’est parfois le cas. Les bagagistes de l’aĂ©roport parisien de Roissy voient ainsi rĂ©gulièrement passer des sacs contenant des dizaines de kilos de chenilles, destinĂ©s au marchĂ© des Africains de France. “Au Congo, les Conocephalidae sont vendus dans les rues sous le nom de VDA, acronyme de ’’vivre durement aujourd’hui’’, en rĂ©fĂ©rence Ă  une formule du prĂ©sident Joachim Yhombi-Opango2, qui Ă©voquait des jours meilleurs Ă  venir », raconte le chercheur. En contrepoint, l’usage et le commerce Ă  grande Ă©chelle de certaines espèces, dans des milieux soumis Ă  des changements d’usage des terres importants, peut menacer la pĂ©rennitĂ© de la ressource. « Le passage d’un système de cueillette Ă  un mode de production organisĂ© Ă  travers l’élevage de masse est une voie d’avenir », estime le spĂ©cialiste.


 

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